Billet du Jour : Comprendre la crise

Jean-Luc ModatCe qui est actuellement présenté volontairement comme une crise conjoncturelle passagère, est en réalité une mutation économique, sociale, environnementale, majeure où tout devient marchandise même la nature, le temps…. La valeur de l’Homme devient discount par la précarisation des emplois. Toujours plus produire au moindre coût, sans considérer les impacts irréversibles sur la Planète, tout en engrangeant de plus en plus de bénéfices, C’est la mondialisation ! Les effets ? En France, en Europe, les attentions, les tensions, des citoyens, sont canalisées, détournées vers des boucs émissaires, si possible étrangers ! Car, comment expliquer à une majorité croissante de personnes qu’elle n’a et n’aura  plus accès à l’emploi ou seulement à un emploi précaire CDD ? Ce Monde mutant avait été « imaginé » par Herbert Marcuse dans l’Homme Unidimensionnel et par Viviane Forrester dans L’Horreur économique.

 L’Homme unidimensionnel d’Herbert Marcuse

L'Homme unidimensionnel

dissèque les mécanismes complexes de nos sociétés contemporaines post-industrielles. Comment celles-ci phagocytent les freins et oppositions pour, mieux annihiler tout changement social, maîtriser besoins et frustrations, moteurs de l’économie ultra libérale. Les subtilités de cette société unidimensionnelle est de faire croire aux individus qu’ils sont libres de se réaliser alors qu’ils sont englués dans des logiques de productivité et de consommation.

 L’horreur économique de Viviane Forrester

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« Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer) n’ont plus de substance: des millions de vies sont ravagés, des destins sont anéantis par cet anachronisme. L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l’Histoire, l’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir. Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination…? Sur un ton totalement neuf, Viviane Forrester, dans une analyse très documentée, dénonce les discours habituels, qui masquent les signaux d’un monde réduit à n’être plus qu’économique, et dont nous devenons, ils nous en avertissent, la dépense superflue. »

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