UPVD : « Le rapprochement au service d’une politique de site renouvelée et ambitieuse »

Les présidents des quatre universités de l’Occitanie Est (universités de Perpignan, de Montpellier, de Paul-Valéry Montpellier 3, et de Nîmes) rappellent leur attachement à une politique de site qui, en garantissant à chaque établissement juridiquement autonome de porter sa propre stratégie de développement, permette tout à la fois de favoriser les actions construites entre les universités et d’œuvrer à une véritable coordination territoriale.

A cet égard, ils se félicitent de la publication de l’ordonnance 2018-1131 en date du 12 décembre 2018 instaurant de nouvelles dispositions de coopération entre les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. Jusqu’alors, les universités n’avaient en effet que trois options possibles pour organiser la politique de site : la fusion des tous les établissements en un seul, la création d’une ComUE (un établissement public supplémentaire avec les lourdes contraintes inhérentes à ce modèle) ou l’association (laquelle prévoyait réglementairement un chef de file qui parlait au nom des autres associés).

L’ordonnance récemment publiée permet désormais d’organiser la coordination territoriale sur de nouvelles bases juridiques. L’une d’entre elles, dénommée « rapprochement d’établissement » est apparue aux quatre présidents d’universités comme particulièrement intéressante puisqu’elle préserve l’autonomie de chaque partenaire, sans hiérarchie entre eux, tout en faisant l’économie d’une structure aussi rigide qu’une ComUE.

Les quatre présidents, désireux de s’engager dans une politique de site à la fois ambitieuse et souplement articulée à la stratégie de développement de leur établissement, ont donc décidé d’explorer plus à fond cette voie nouvelle et originale qui permettra de renforcer la coordination territoriale, librement consentie.

Le constat de départ est simple à formuler : la ComUE Languedoc Roussillon Universités ne parvient pas à donner satisfaction aux partenaires universitaires qui la composent. Trop lourde dans son fonctionnement institutionnel, trop onéreuse, assimilée à une superstructure sans grande valeur ajoutée, elle n’apparait pas en mesure d’impulser une véritable dynamique de site et brouille l’image et les projets des établissements qui en sont membres. Il s’agit donc de trouver un modèle alternatif, sans remettre en cause les actions portées par certaines universités dans d’autres périmètres, et sans perdre le bénéfice des actions que les universités avaient déjà consenti à mener ensemble et qu’il convient de pérenniser.

Forts de cette volonté commune, et au travers d’une première réflexion engagée entre eux, ils souhaitent à présent que soit rapidement initié, dans les établissements, un travail sur le rapprochement et qu’en soit défini le projet.

Un tel projet, qui implique de sortir de la ComUE Languedoc-Roussillon Universités, doit se faire dans la transparence et la compréhension des intérêts de chacun, et donc dans la concertation avec les personnels actuellement rattachés à la ComUE. Ce souci de l’avenir des personnels est une des clés de la réussite du projet puisqu’ils ont vocation à intégrer les différentes universités.

Dans les semaines qui viennent, les présidents publieront un premier état de leur proposition en faveur d’une nouvelle politique de site.

Des discussions seront également lancées avec les autres acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur notre territoire, en particulier la collectivité régionale. Ils continueront bien sûr le dialogue, déjà engagé avec l’Etat qui, de manière générale, est désireux de laisser les acteurs sur le territoire, à commencer par les universités, trouver l’articulation qui leur convient, pour autant qu’elle témoigne d’une véritable stratégie régionale.

Saisissons cette opportunité offerte par l’ordonnance !

Ni nouvelle fusion, ni maintien d’une super structure de type ComUE devenue largement obsolète à l’échelle du pays tout entier, mais un rapprochement effectif entre des Universités qui demeurent autonomes, c’est tout le sens du projet que les présidents des quatre universités souhaitent développer.

Le président de l’université de Perpignan, Fabrice Lorente
Le président de l’université de Montpellier, Philippe Augé
Le président de l’université Paul-Valery Montpellier 3, Patrice Gilli
Le président de l’université de Nîmes, Emmanuel Roux.