Le transport, moteur d’une (r)évolution en marche !

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Le marché de la mobilité est en pleine effervescence, les opérateurs de tous genres se bousculent au portillon. Pendant quelques jours, mi-octobre, la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) et son délégataire, Vectalia Perpignan Méditerranée 5vpm, ont expérimenté un minibus 100% électrique sur le réseau de la Compagnie de Transport Perpignan Méditerranée (CTPM).

L’utilisation de ce mini-bus, qui a donc été à l’essai sur le service « P’tit bus » – la navette du centre-ville de Perpignan – s’inscrivait dans le cadre du plan de renouvellement des véhicules du réseau CTPM à l’horizon 2021, soit près de 30% du parc actuel (soit encore l’équivalent de 40 véhicules pour la période 2016/ 2021) avec notamment des motorisations hybrides et électriques. Un investissement, selon Daniel MACH, vice-président délégué aux Mobilités au sein de PMM, maire de Pollestres, « estimé à 11 millions d’euros », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, le 14 octobre dernier, au siège de PMM boulevard Saint-Assiscle à Perpignan, en présence d’Anthony FERNANDEZ, directeur de VPM.
Numérique, transition énergétique, prospective, écomobilité, économie circulaire… Le transport en commun est au cœur de toutes les tendances actuelles, on peut même dire qu’il est le moteur d’une Révolution qui s’étend de la redynamisation des centres-villes jusqu’aux services les plus reculés de l’espace territorial. Phénomène qui ne trompe pas : opérateurs divers et start-up s’agitent sur le marché, pointant plus que le bout de leur nez dans les cabinets des collectivités organisatrices…

Dès l’année prochaine, en 2017, 16 nouveaux véhicules seront en circulation sur le réseau CTPM, dont six bus standards hybrides et un minibus 100% électrique.
Ce minibus électrique, le Bluebus de Bolloré, a donc déjà sillonné le centre ville de Perpignan le mois dernier. Le choix de circuler exclusivement en centre-ville dans un premier temps, l’a été parce que ce type de bus est destiné à évoluer dans les secteurs urbains les plus pollués. Il a été accessible par tous car l’expérimentation avait pour but « d’évaluer les capacités de cette nouvelle technologie sur des véhicules de petite capacité », souligne Daniel MACH. « Il s’agit-là du début d’une série d’expérimentations afin d’étudier les meilleures propositions des constructeurs sur le marché et conforter les futures acquisitions à venir. Nous avons aussi cherché à observer l’autonomie des batteries en condition de circulation réelle, par rapport à d’éventuels problèmes de maintenance ».

Concernant le parc intra-muros, l’alimentation en courant se fera au dépôt des bus, par l’aménagement d’une station de rechargement en énergie électrique conforme aux dernières normes environnementales.
A ce stade de la réflexion, PMM et VPM ont prévu d’acheter pour l’équipement de la CTPM dix-sept véhicules hybrides et trois véhicules tout-électrique.
C’est parce que PMM s’apprête à renouveler une grande partie de sa flotte, d’ici à 2021, que la stratégie du 100% électrique est apparue parmi les options à définir.

L’étonnant succès de la Boutique en ligne
Précédemment à cet événement, en septembre, lors d’un autre rendez-vous avec les médias roussillonnais, le vice-président en charge des Mobilités, en détaillant justement les actions de la Semaine Nationale de la Mobilité localement, s’était longuement exprimé sur le lancement officiel de la « Boutique en ligne », depuis le 4 juillet 2016, pour faciliter entre autre les réinscriptions des publics jeunes et scolaires : « Mais cette Boutique en ligne va encore plus loin, puisque elle permet un système d’achat en ligne sécurisé afin que les usagers puissent recharger leur titre de transport sans avoir à se déplacer. Ce service est disponible sur smartphones, tablettes et ordinateurs ; il est accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 bien sûr. C’est un vrai service de proximité, à la fois moderne, sécurisé et adapté aux besoins des voyageurs, à leur rythme ! Autre détail, et non le moindre, qui a son importance, la Boutique en ligne est accessible aux détenteurs du support Carte-Plus que chacun peut se procurer dans les agences de la CTPM ».
Quelques jours à peine après sa mise en service, près de 2 500 achats ont été effectués en ligne sur le site de la Boutique en ligne…
Incontestablement, et la tendance est relevée ailleurs sur le territoire national, le numérique fait partie de cette « révolution » du transport en commun via la billettique et l’information. Entrez dans la mobilité connectée !

« Nous n’avons rien inventé ! », prévient Daniel MACH. « C’est le succès populaire des applications lorsqu’elles sont utiles et utilisées en temps réel qui nous ont mis l’eau à la bouche en quelque sorte… Les options ne manquent pas, en France comme dans tout le reste de l’Europe, pour que chacun puisse emprunter, partager, le mode de déplacement qu’il souhaite privilégier dans son quotidien : bus, tramway, métro, vélo, voiture aussi bien sûr… Nous nous devions de nous mettre à la page si nous voulions exister en temps réel pour être un vrai acteur de la Mobilité. La page numérique s’est logiquement imposée ! ».
L’identité visuelle du réseau de la CTPM est également à l’ordre du jour. Il s’agit de en quelque sorte « tuner » les autobus en les personnalisant. On ose espérer que l’imagination va l’emporter – comme pour la décoration du tramway à Montpellier – et que ce tuning ne se résumera pas à une identité folklorique locale entre cargolade et ouillade, servies avec la traditionnelle amertume d’un goût kitschissime !
A l’évidence, aujourd’hui, s’agissant de miser sur l’attractivité d’un territoire, la carte des mobilités est autant indispensable que le sont les pôles économiques et le commerce de proximité, les projets immobiliers, l’animation événementielle (salons professionnels, oenotourisme, Muscat de Noël, Les Toques Blanches…), culturelle (l’Electrobeach, Visa pour l’Image, les Déferlantes, le CML et les Prix Méditerranée, Jazzèbre, le Musée de Tautavel…) et sportive (USAP, Dragons Catalans, championnats…).

La CTPM en quelques chiffres…
Plus de dix millions de voyageurs ont emprunté le réseau de la CTPM en 2015… Plus de 8 000 scolaires sont transportés sur le territoire de Perpignan Méditerranée Métropole (36 communes) chaque jour… 34 lignes de bus (dont 12 internes à Perpignan)… 9 034 780 kilomètres parcourus par les 240 bus en 2015 (soit une moyenne mensuelle de 752 898 km – en diminution de 2,24% par rapport à 2014)… Près de 400 salariés (en intégrant la sous-traitance) dont 143 conducteurs… Les lignes dites Urbaines représentent 78,7% du trafic (21,3% pour les lignes dites Scolaires)… La ligne 4 maintient sa position de première ligne du réseau avec 1 421 325 voyages annuels (soit 17,97% des voyages réalisés sur l’ensemble des lignes dites Urbaines)… La ligne 6 de Canet-en-Roussillon confirme être, loin devant, la première ligne desservant une commune hors Perpignan avec 655 782 voyages (toujours en 2015 – soit 8,29% des voyages sur les lignes dites Urbaines)…

Le Top 10 des arrêts les plus fréquentés…
01/ CASTILLET : 586 788 « montées » (contre 552 120 en 2014)
02/ CATALOGNE/ Point chaud : 428 153 (420 308)
03/ VAUBAN : 400 542 (391 790)
04/ GARE TGV : 300 124 (272 983)
05/ CATALOGNE/ Brasserie : 276 848 (contre 282 499 en 2014)
06/ CLEMENCEAU : 188 731 (180 533)
07/ LYCEE MAILLOL : 182 680 (171 992)
08/ VARIETES : 172 305 (156 396)
09/ CASSANYES : 132 964 (132 401)
10/ CENTRE COMMERCIAL PORTE D’ESPAGNE : 132 060 (130 811)…
17/ CANET-PLAGE : 92 363 (95 203).

Les 17 arrêts les plus fréquentés enregistrent 44,60% de la fréquentation des lignes régulières. Leur fréquentation a augmenté de 2,9% en 2015. Ils sont tous situés sur le territoire de la commune de Perpignan, sauf l’arrêt « Canet-plage ».

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