Sorède : soupçons d’agressions à l’école, Yves Porteix, maire, réagit

Suite aux plaintes déposées au mois de juillet, « pour violences et agressions sexuelles sur des enfants », à l’encontre d’un Assistant de Vie Scolaire (AVS) intervenant pour l’Education Nationale à l’école maternelle de Sorède, le maire Yves Porteix accepté de s’entretenir avec la rédaction du Journal Catalan.

Le Journal Catalan : comment avez-vous vécu la révélation de ces faits ?

Yves Porteix : « D’abord, dans l’intérêt des Sorédiens, qui doivent s’unir et non s’opposer, dans l’intérêt également des enfants qui doivent être protégés, dans l’intérêt des parents bien sûr qui ont droit à la vérité et à la sécurité dans un climat apaisé, je tiens à rappeler qu’une enquête est en cours et que nous devons laisser faire l’action de la Gendarmerie et de la Justice afin que celles-ci puissent travailler sereinement.

Ensuite, je vous mentirais si je ne reconnaissais pas que cette affaire a eu l’effet d’une bombe parmi les habitants de la commune et au-delà même puisque on m’en a parlé dans de nombreux endroits du département où je me suis rendu, professionnellement ou en ma qualité d’élu pour assister à des réunions.

L’affaire est grave, portée par des accusations basées sur des témoignages précis il semblerait, mais je vous le répète il faut laisser aux enquêteurs le temps de recueillir un maximum de preuves, de rassembler tous les éléments pour permettre à la justice de s’exprimer. Moi-même, je me dois de m’en tenir strictement à un droit de réserve tant que les conclusions de l’enquête ne sont pas connues ».

Le Journal Catalan : connaissez-vous la personne mise en cause dans cette affaire ?

Yves Porteix : « En tant que maire de Sorède, jusqu’ici je n’avais jamais entendu parler de quoi que ce soit s’agissant de la personnalité de cette personne qui réside à Sorède depuis une grosse vingtaine d’années. Jamais le moindre écart de langage, jamais un comportement déviant, jamais un signalement particulier. Je vous le confirme, jamais le moindre problème, connu en tout cas de la municipalité. Comme on dit, lorsque j’ai eu connaissance des faits qui lui sont reprochés je suis tombé des nues !

Je dois vous avouer quand même que j’ai été étonné que quelqu’un qui a fait carrière dans le bâtiment jusqu’à l’âge de 55 ans, cette personne en l’occurrence, puisse se retrouver « AVS » du jour au lendemain. Et pour s’occuper plus particulièrement d’un enfant en difficulté. Mais mon avis ne vaut pas expertise dans ce cadre là ».

Le Journal Catalan : vous voulez dire qu’en tant que maire pour « embaucher » cet « AVS », à l’école maternelle communale, on ne vous a pas consulté, on ne vous a pas demandé votre avis ?

Yves Porteix : « Non. Pas du tout. C’est exact. Mais vous me donnez là l’occasion de préciser les choses, car beaucoup, même parmi les Sorédiens, ont cru, et certains d’entre eux le croient encore, que cet « AVS » est un employé municipal. Pas du tout ! Il ne fait pas du tout parti des effectifs municipaux. Cet « AVS » a été embauché par l’Education Nationale, sous l’entière responsabilité de l’Education Nationale.

Je regrette d’ailleurs que dans cette affaire l’Education Nationale n’ait pas pris d’emblée la mesure de l’émotion suscitée dans la population, en se rapprochant de la municipalité, ne serait-ce que pour davantage et mieux informer les parents des enfants concernés. Nous aurions dû être davantage soutenus. De ce côté-là, dans l’information dûe, dans la communication, il y a eu un manque évident de l’Education Nationale vis-à-vis de la commune, car l’affaire a eu un retentissement départemental, même si pour l’instant nous n’en sommes qu’au stade des soupçons ».

Le Journal Catalan : et maintenant, que va-t-il se passer ?

Yves Porteix : « La commune a pris un avocat pour se défendre. Toutes les familles concernées par cette affaire doivent être ici rassurées. Tout sera mis en place pour les accompagner, les aider, elles savent qu’elles peuvent compter sur l’entier soutien de leurs élus. J’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer en recevant des parents, dans mon bureau ou lors d’une réunion publique ».

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