Le SDIS66 constate des anomalies sur le parc engins feux de forêts

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Au cours de la semaine du 25 au 29 juillet, des boulons de fixation des supports de lames de suspensions avant partiellement ou totalement dévissés ont été découverts sur un châssis de camion-citerne feux de forêts mis en service en 2009. Cet engin est ramené en atelier pour examen.

Cette anomalie affectant la sécurité, la direction du SDIS 66 (Service Départemental d’Incendie et de Secours) a demandé le contrôle visuel des engins de la même série. Six engins étaient affectés de la même anomalie. La concession locale du constructeur a été saisie afin de déterminer l’origine du problème et déterminer le protocole de résolution.

Dans le même temps, la direction du SDIS 66 a sollicité conseil auprès des SDIS partenaires afin de déterminer si cette anomalie était connue.
Il en ressort que ce problème est connu depuis fin 2013, par le constructeur.
Un signalement de sécurité a été effectué le samedi 30 juillet 2016 au ministère de l’intérieur, lequel a émis un message de commandement à tous les SDIS le même jour à 16 H30, recommandant une inspection visuelle des engins de la série.
Plusieurs SDIS ont constaté cette anomalie et ont placé les engins concernés hors service. Le SDIS 66 a poursuivi la campagne de contrôles sur les engins de la série, pour aboutir à 11, puis à ce jour 18 engins affectés par cette anomalie.

C’est ainsi que la direction du SDIS 66 a décidé du contrôle systématique et intégral du parc des engins feux de forêts.
Un second message d’alerte a été adressé au ministère de l’intérieur pour l’informer de la découverte de la même anomalie sur le côté gauche de certains châssis contrôlés le 6 août 2016.
Les contrôles en cours se poursuivent concomitamment aux modifications apportées pour corriger ce défaut sur les engins.
Au cours des inspections effectuées, il a été constaté que des silentblocs de supports de tonnes présentaient un jeu d’usure au-delà de la normale, y compris sur des engins récents.
Ce jeu d’usure n’affecte pas la sécurité, car la conception de ces support rend impossible l’arrachement de tonne dans des conditions de travail, même extrêmes.

Néanmoins, afin de ne pas immobiliser une seconde fois ces engins, le SDIS 66 procède au remplacement de ces supports dans le même temps que les modifications de suspension à apporter.
Le SDIS 66 précise que tous les engins font l’objet d’un contrôle annuel obligatoire tracé, que les travaux à effectuer sur les organes de sécurité des engins sont effectués par des prestataires externes.
A ce jour, rien ne permet d’établir un lien entre les anomalies constatées sur des châssis immatriculés de 2008 à 2013, tant en ce qui concerne les supports de lames de suspensions que les silentblocs de tonnes, et l’accident dramatique du 13 juillet 2016 à bord d’un engin mis en service en 2001 au cours duquel l’adjudant Bruno Collard est décédé, son frère Arnaud et ses camarades Guillem Miffre et Arnaud Solgadi ont été grièvement blessés. Une enquête judiciaire est en cours. Les conclusions seront communiquées dès que le SDIS 66 en sera destinataire.

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