Résidence d’artiste : la bande-dessinée à l’honneur à l’UPVD

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Depuis 2015, l’UPVD accueille à chaque rentrée un artiste en résidence. Cette année, ce rendez-vous annuel unique met à l’honneur la bande dessinée. C’est Lilian Coquillaud, dessinateur et auteur de bande-dessiné, qui a été sélectionné pour cette quatrième édition. Il va s’attacher à explorer les thèmes très actuels : « entreprendre au féminin » et la lutte contre les violences sexistes.

Un rendez-vous depuis 2015
La résidence d’artiste a été initiée par l’université de Perpignan pour la première fois en 2015-2016 avec l’accueil d’une équipe artistique au sein de son campus. Forte du succès de cette première édition, l’université a renouvelé cette expérience les années suivantes en accueillant : une sculptrice (Marie-Johanna Cornut) en 2016 et un graffeur (Claude Ricci alias BLO) en 2017. Le campus est alors devenu un lieu de création, de production et de diffusion de l’art favorisant les échanges entre les artistes présents et la communauté universitaire. La résidence d’artiste de l’université de Perpignan en partenariat avec la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) est aujourd’hui un rendez-vous donné, à chaque rentrée, aux étudiants, personnels et partenaires de l’UPVD afin de favoriser la créativité, la découverte et le partage de l’art et de la culture.

Le 9e art planche sur les enjeux de la société actuelle
Cette année, d’octobre à décembre, la résidence d’artiste vise à sensibiliser la communauté universitaire à la bande-dessinée.
La bande-dessinée est aussi plurielle que peuvent l’être les activités de l’université : elle est mobilisée dans de nombreux champs disciplinaires et se réinvente sans cesse. Elle peut se décliner sous différents formats, avec des nouveaux modes de narration. Récemment, des bandes-dessinées alternatives émergent et viennent s’ajouter aux approches traditionnelles. La bande-dessinée dans son ensemble est donc un support culturel et artistique riche, dans la diversité de ces formes comme dans la multiplicité des sujets abordés.
L’université de Perpignan a voulu profiter de ce moyen d’expression artistique pour aborder des thèmes actuels : entreprendre au féminin et la lutte contre les violences sexistes. Ces deux sujets font non seulement échos à ce qui se passe dans la société aujourd’hui mais aussi à ce que l’université souhaite impulser. En effet, il y a quelques mois, l’université inaugurait son incubateur d’entreprises innovantes, UPVD IN CUBE. Plusieurs porteurs de projets sont ainsi entrés en incubation dont 7 femmes. Aujourd’hui 30% des entreprises françaises sont créées, puis dirigées, par des femmes. Un chiffre qui reste inférieur à l’entrepreneuriat masculin mais qui tend à s’accroître grâce aux politiques publiques et à l’évolution de la place de la femme dans la société.

En parallèle, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a lancé en 2018 une campagne d’information et de sensibilisation contre les violences sexistes dans les établissements d’enseignement supérieur. La résidence artistique permettra de compléter ce dispositif, de confronter, d’interpeller, de questionner la communauté universitaire sur ces phénomènes.
Ainsi, la recherche artistique s’articulera autour de ses deux axes majeurs de la politique de l’établissement tout en tenant compte des différentes spécificités qui font son identité. Elle fera du lien entre tous les acteurs, qu’ils soient étudiants, enseignants-chercheurs ou encore personnels administratifs et mettra en évidence les richesses sociales et culturelles présentes à l’UPVD.

Quelques question à Lilian Coquillaud
> Qu’est-ce que vous inspirent les différents lieux du campus ?
Pour l’instant, je n’en suis qu’à mon début, en phase d’écriture. Mais j’ai quand même pu ressentir l’ambiance de la BU, d’UPVD IN CUBE et de la pinède, quand le soleil perce les pins. Il y a des bâtiments qui me sont encore inconnus, mais novembre et décembre (période de dessins) vont changer la donne. Je peux d’ores et déjà dire qu’une agréable énergie commune habite le campus et que la communication y est libre et accessible.

> « Entreprendre au féminin » et « sexisme et harcèlement », ça vous évoque quoi ?
Ça m’évoque beaucoup de choses, mais je ne vais pas prendre le risque de mal résumer ces sujets importants en quelques lignes. Disons simplement qu’à l’heure actuelle, il me semble intéressant de comprendre les batailles que mènent les femmes de notre siècle, comme l’émancipation et le respect des droits des femmes dans le monde du travail et de participer d’une façon ou d’une autre, à sensibiliser, à informer le public des solutions qui existent contre le sexisme, les harcèlements. Et comme je l’expliquais en amont, à travers les témoignages et les expériences de femmes qui voudront bien participer et enrichir mes propres recherches. De quoi entreprendre cette bande dessinée en toute honnêteté.
Pour explorer ces thématiques, l’UPVD a choisi Lilian Coquillaud. Originaire de corrèze et résidant désormais dans les Corbières, Lilian dessine depuis toujours et fait de la bande-dessinée depuis 10 ans. Il expérimente un large choix de supports de production : papier, digital, animation, dessin live et ateliers. Ses concepts dessinés sont alimentés sans interruption par l’échange et le partage d’un savoir-faire.
Il va, durant 3 mois, réaliser un travail d’observation, d’écoute et d’interprétation et mettre en dessin les témoignages, les discussions et les expériences qu’il aura récoltés. Outre l’oeuvre finale (un album de bande-dessinée imprimé), des ateliers de pratique artistique sont organisés jusqu’aux vacances de noël et un vernissage aura lieu sur le campus au mois de janvier. Ces actions ont pour but d’offrir à la communauté universitaire de plus grandes opportunités de rencontrer des artistes, de découvrir leurs univers et d’en faire l’expérience.

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