Perpignan vue par les internautes… dix ans de témoignages sur la toile !

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« Je suis née à Perpignan et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 23 ans. Pour des raisons familiales, je suis amenée à y revenir régulièrement et je vois cette ville se dégrader d’année en année. J’avais le souhait d’y retourner à ma retraite mais j’y renonce ; trop de saleté, délinquance et insécurité. Une frange marginale de la population est en train de pousser hors des murs des gens qui ne demandent qu’à vivre normalement » (Soleillade – 9 septembre 2017). Des témoignages comme celui-ci, ou allant dans le sens contraire pour plébisciter une certaine qualité de vie sous le soleil de Perpignan, nous en avons consultés des centaines sur la toile, histoire de voir comment le chef-lieu du Roussillon est perçu. Force est de constater qu’aux yeux de beaucoup d’internautes, Perpignan n’a plus la cote, loin s’en faut !

Pour le pseudonyme Ni vue ni connue (6 août 2017) « certains quartiers sont totalement à l’abandon. Particulièrement avenue Ribère, où il n’est tenu aucun compte des doléances des riverains. Insécurité sur le parking Ribère, pourtant payant. La rue de Cerdagne est sale avec également de l’insécurité. Dans ces quartiers la Police municipale, police verte passe très vite sans tenir compte de quoi que ce soit. Pourtant, à proximité, il y a écoles, lycées… ».

Auparavant, le 12 juillet 2017, c’est JFG qui poussait un cri de colère sur internet : « Un gros zéro. J’ai détesté cette ville sale, répugnante, pleine de SDF et de travailleurs paresseux. Elle ne mérite pas d’exister. Un trou ».

« Une ville belle mais si sale… »
Et encore, Nathalia (6 juillet 2017) : « Quelle déception !!! Tout à coup, j’ai eu le sentiment d’avoir atterri dans un pays sous-développé. Quelle saleté, partout, sans parler de la faune désoeuvrée qui traîne et vous aborde pour demander une pièce. Jamais, je ne me suis sentie autant en insécurité… Puis, en prenant le bus CTPM, quelle ne fut pas ma surprise de voir tous les jeunes et gamins assis et tous les vieux debouts. Où est la soi-disant fierté catalane ? Où est l’éducation ? Au final, je ne reviendrai jamais dans cette ville en pleine décadence ».

Toujours, B.carole (25 janvier 2017) : « Cette ville en dehors de sa beauté architecturale est totalement laissée à l’abandon : un nombre maximum d’enfants déscolarisés, des enfants dans les rues qui dès l’âge de 7 ans fument… D’autres qui ne connaissent même pas le nom de la capitale de la France… Des gens de tous âges alcoolisés, drogués, aux vues de tous et à toute heure (je tiens un commerce dans le centre-ville)… Quand aux quartiers plus excentrés, où vous penseriez avoir une meilleure qualité de vie, ce n’est pas mieux… Pour moi, Perpignan est une ville à déconseiller, surtout aux parents ayant des enfants en âge d’être scolarisés… ».

Encore et encore : « Hier, je suis allée avec ma fille au parc du centre-ville ; une horreur ! Des odeurs de « pisse » de chien, de « merde » de chien, une odeur épouvantable notamment sur tout le côté qui longe le boulevard Jean-Bourrat… Des papiers partout, des poubelles qui débordent… Quelle honte ! Pas étonnant qu’ensuite les étrangers disent de nous que nous sommes des gens sales ; les propriétaires de chiens devraient s’acquitter d’une taxe pour toute cette puanteur qu’ils nous infligent avec leurs animaux. Ils ne savent pas ramasser les crottes de leurs chiens. Monsieur le Maire et Monsieur le Préfet, promenez-vous dans les rues de Perpignan, et respirez tout ce bon air, vous aurez des surprises ! » (Mimicraca – 16 août 2016).

Djack : « Vivre à Perpignan, non ! Passer des vacances, oui ! Il manque des infrastructures, du travail… J’ai presque fait le tour de la France et je n’ai jamais vu personnellement une ville aussi sale, avec plein de déchets… Je pose la question : comment peut-on tolérer l’existence d’un bidonville cmme Cassagnes, en plein centre-ville, indigne des favellas brésiliennes ?!… » (28 mars 2016).

Karen : « J’habite Perpignan depuis un an environ. Je suis très déçue, cette ville est sale, le vent est pénible, donne des maux de tête pendant toutes les saisons (…). J’y rencontre tout de même des gens sympas dans les commerces. Dès que je le pourrai, je partirai de cette ville » (27 novembre 2014).

L’étonnant silence des décideurs face à ce tsunami de critiques
Près de dix ans plutôt, le 24 février 2009, c’est Sylviane qui postait sur la toile : « Perpignan, ville morne. Installée à Perpignan depuis 1992, je trouve cette ville moche, triste, pas de jardins dignes de ce nom, peu de spectacles, mal desservie, l’impression d’être au bout du monde. Je souhaite en partir dès que possible.Ce que j’aime à Perpignan, c’est la proximité de l’Espagne, pour s’échapper dès que possible ! Ce que je n’aime pas à Perpignan : le vent, insupportable, 300 jours par an!Bien sûr, il y a le soleil diront certains, mais l’hiver avec un vent à 100 km/h on n’en profite pas… L’insécurité, les embouteillages pour une si petite ville, la mentalité pas très ouverte, pas de vraie salle de spectacle. C’est une région davantage pour les retraités que pour les actifs ».

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Tous ces messages sèment évidemment le doute chez celles et ceux qui pourtant souhaiteraient venir s’installer à Perpignan, à l’image d’Annie, qui le 25 février 2009 écrivait : « Je souhaiterais m’installer à Perpignan : mon commentaire après lecture de tous les autres, je me demande si j’ai raison de vouloir m’installer à Perpignan où les retraités sont critiqués parce qu’ils sont retaités ! Curieuse façon d’accepter les différences entre les hommes et les femmes car j’estime être Citoyenne du monde. Les frontières ont été créées par des hommes, mais la Terre appartient à tous. Si mon choix s’est porté sur cette ville, c’est parce que mes deux filles vivent à Roses, sur la Costa Brava, au Nord de l’Espagne, qui est à une heure de voiture de Perpignan. Nous ne les voyons pratiquement plus puisque nous voulions nous installer dans le Sud, alors pourquoi pas Perpignan ? Voilà. Si quelqu’un pouvait m’indiquer un quartier plutôt qu’un autre en expliquant pourquoi. Ce serait sympathique de votre part. Pour ma part, j’ai hâte de vivre au soleil et d’avoir à proximité autant de merveilles. Merci de vos réponses (…) ».

Dix ans, une décennie, que les internautes malmènent l’image de Perpignan et du Roussillon !
Car le problème il est bien là : à l’époque de l’influence grandissante des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), on peut légitimement s’étonner que la Ville de Perpignan, le Département, la Chambre de Commerce et d’Industrie des P-O, etc.-etc., n’aient pas mis en place une sorte de « veille » pour dire simplement combien et comment il fait bon vivre sur le sol roussillonnais… et y investir ! C’est à croire que tous nos décideurs, décisionnaires, élus politiques et consulaires, ne vont jamais se promener sur Internet pour voir ce qui s’y passe, ce qui s’y dit ? Incroyable !

Une ville « médiocre » pour une majorité d’internautes
Fort heureusement, sur cette même toile, il y a (encore) des « fandeperpignan » : « Je pense que Perpignan est une belle ville. Cependant ses qualités ne sont pas mises en valeur : le centre-ville est pauvre et délabré, il y a trop peu d’emplois (même si le cas dans beaucoup d’autres villes), il y a beaucoup trop de délinquance et cette ville est loin d’être hétérogène (quartiers pauvres et sans sécurité par rapport aux quartiers plus aisés et mieux organisés). En dehors de ses nombreux inconvénients, a ville a de nombreux avantages : soleil, mer, montagne et l’Espagne à proximité, l’importance de la culture catalane, la joie de vivre, une certaine ambiance festive… Mon avis, en guise de conclusion : cette ville doit être mieux prise en main, sans pour autant abandonner ses charmes et ses nombreux atouts. J’aime cette ville et je la trouve extraordinaire ! » (13 décembre 2016).

Au final, la parole des internautes attribue très majoritairement la note de « médiocre » à la ville de Perpignan.

Nous terminerons ce rapide tour d’horizon avec Philo : « Perpignan est une ville du Sud avec son architecture, ses quartiers populaires et ses places (pas vraiment mises en valeur), une ville avec beaucoup de charme mais qui mérite plus d’audace architecturale. Vu sa position géographique, Perpignan devrait connaître un essor démographique important, et l’axe Montpellier/Barcelone devrait accentuer son essor, mais ce n’est pas vraiment encore le cas. Pourquoi ? Ce que j’aime à Perpignan : Visa pour l’Image, super ambiance dans la ville et bonnes expos de photo-reportages. De bons petits restos sympa, les quartiers Saint-Mathieu et Saint-Jacques, le Palais des Rois de Majorque et son panorama sur la ville, son climat, la vue sur le Canigou, les palmiers de la place Arago, le quai Vauban, la Casa musicale… Ce que je n’aime pas à Perpignan : la saleté des rues (trop de crottes de chien), la circulation difficile, pas assez de programmation de spectacles de danse, pas assez de « marchés de bouche », plutôt étonnant pour une ville qui est la plaque tournante de l’économie maraîchère… » (17 janvier 2009).

Jean-Michel MARTINEZ.

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