Quand Perpignan a la Têt dans les nuages…

Environ 350 personnes étaient présentes, lundi 11 avril 2016, en fin d’après-midi, salle Al Sol du Vernet, à Perpignan, pour la présentation publique du projet de réaménagement des berges de la Têt. Un projet global évalué à 19 millions d’€uros, qui s’étend sur vingt-deux kilomètres entre Saint-Féliu-d’Avall et Canet-en-Roussillon, dont les travaux débuteront, au mois d’octobre 2016, sur la portion (2,7 kilomètres) concernant le territoire de la commune de Perpignan, plus précisément le long du fleuve sur l’avenue Torcatis (puis dès l’an prochain la Ville devrait s’attaquer au secteur Joffre/ Parc des Expositions).

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, président de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), et le sénateur François Calvet, maire du Soler, 1er vice-président de PMM, coprésidaient cette réunion publique qui a rencontré un réel succès parmi la population. Face aux habitants qui se sont vraiment sentis concernés, les deux élus étaient accompagnés des paysagistes de l’Agence BASE.

Tout en détaillant, étape par étape, le projet dont il est le rapporteur, François Calvet n’a pas écarté l’idée « d’entamer en parallèle d’autres phases dans la réalisation du projet en investissant les vingt autres kilomètres, notamment dans les parties Ouest (en direction de Le Soler) et Est (à destination de Canet-en-Roussillon)… ».

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A ce-jour, a tenu à préciser le parlementaire, « au plan financier le projet est soutenu par Perpignan Méditerranée Métropole, la Ville de Perpignan, l’Etat et potentiellement l’Europe ». En effet, PMM a établi des partenariats avec Lérida et les universités – UPVD & Catédra UNESCO – au travers d’un projet transfrontalier nommé « Transrius », pour travailler sur la Têt et le Sègre, dans une approche globale de gestion des fleuves méditerranéens.

En ce qui concerne plus particulièrement l’étape perpignanaise qui a été commentée lors de cette réunion publique, concrètement il s’agira dans un premier temps de reproduire l’ambiance d’une « rambla » : avec un espace public qui permet la déambulation, la flânerie, à l’abri du soleil sous la végétation.

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Ce « Passeig déambulatoire », authentique balcon au Sud de la ville, permettra d’apprécier les berges de la Têt et, à toutes générations confondues – familles, enfants, adolescents… – d’utiliser les aires de jeux. Ce « Passeig », qui s’étend entre les ponts Joffre et Arago, offrira 20 000 m² d’espaces publics, récréatifs et de loisirs.

L’aménagement s’inscrit dans un projet urbain (lui-même dépendant complètement du fameux Projet territorial Terra Nostra) afin d’améliorer sensiblement la qualité de vie des habitants, des visiteurs, de toutes celles et de tous ceux qui empruntent cet itinéraire pour aller travailler, faire leurs courses… et s’adonner à leurs loisirs de plein air ! Des équipements citadins d’une nouvelle génération équiperont d’ailleurs le cadre environnemental, et ce afin de permettre au plus grand nombre de s’oxygéner dans la pratique d’une discipline particulière (jogging, footing, fitness…), tout en ayant un point de vue remarquable sur la Têt !

– « C’est un projet concret avec un axe fédérateur qui est la rivière la Têt, c’est un investissement pour l’avenir car cet aménagement va changer le paysage et les visuels de tout un quartier, en lui donnant un nouveau visage. Ce projet est un élément fort qui renforce l’attractivité de tout un quartier ainsi que son potentiel de développement, c’est une vitrine économique et culturelle », a assuré Jean-Marc Pujol.

De son côté, François Calvet a souligné que « la valorisation des berges de la Têt est un projet de longue haleine » et qu’aujourd’hui « les onze communes traversées par la Têt, ainsi que les vice-présidents de Perpignan Méditerranée Métropole concernés ont décidé de se donner les moyens de leurs ambition ». Le 1er vice-président de PMM s’est d’ailleurs félicité publiquement de l’enthousiasme soulevé par ce projet, il a même évoqué « un optimisme partagé par toutes celles et tous ceux qui pilotent ce projet ».

L’aménagement des berges de la Têt s’inscrit on l’a vu dans le cadre d’un projet de territoire, baptisé Terra Nostra, acte déterminant qui définit la vision stratégique pour le territoire, au travers notamment de projets structurants, dont le projet berges de la Têt a été identifié comme tel

Le sénateur François Calvet souligne encore que « le projet des berges de la Têt y est décliné comme un axe structurant dans Terra Nostra, car c’est un projet qui a un impact réel pour l’avenir du territoire, projet identitaire et d’appartenance, de cohésion sociale, de transformation de notre image, et de fierté de posséder et valoriser notre patrimoine… ».

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En juillet dernier, Perpignan Méditerranée a désigné une équipe de maitrise d’œuvre relatif à la valorisation et l’appropriation par le public des berges et abords du fleuve Têt vers une gestion intégrée du milieu.

– « La volonté de valorisation sous toutes ses formes et l’appropriation par les habitants de ce grand site de nature au cœur de notre territoire ! C’est l’enjeu majeur, fondamental pour la réussite du projet », insiste François Calvet dans son rapport. « Il décrit l’approche transversale et globale recherchée, et démontre que nous nous donnons enfin les moyens, d’appréhender le fleuve Têt dans toutes ses composantes avec l’objectif de réussir. Réussir à protéger ce patrimoine, à le considérer comme emblème de la trame verte et bleue sur notre territoire et de le rendre accessibles pour tous. Les tentatives d’approches menées par le passé ont montré la complexité du sujet et nous avons pris le temps de bien mesurer les enjeux pour enfin réussir. En effet, n’oublions pas l’objectif premier, ce projet est destiné à la population, toutes générations confondues, celles d’aujourd’hui et celles de demain ! c’est peut-être de loin le premier projet qui s’adresse à nos concitoyens, qui va les toucher plus largement et directement, que lorsque nous investissons dans une STEP ou le transport public… ».

Et Jean-Marc Pujol, à l’issue de cette réunion publique, face à un journaliste, de conclure : « il faut nous montrer intelligent sur la gestion de notre espace. Car c’est là, inévitablement, un des enjeux de l’urbanisme de demain et donc de notre Vivre-Ensemble. Ce projet ne fait pas qu’ouvrir un espace, il ouvre aussi des perspectives car il nous engage au service de l’économie, de l’habitat, de l’environnement, de l’énergie, de la mobilité, de la solidarité ».

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