Perpignan : 18 mois de prison ferme pour avoir tenté de transporter du cannabis

La police nationale lors d'un contrôle aux péages de l'autoroute A9 © Alexandre Minguez
La police nationale lors d'un contrôle aux péages de l'autoroute A9 © Alexandre Minguez
La police nationale lors d'un contrôle aux péages de l'autoroute A9 © Alexandre Minguez
La police nationale lors d’un contrôle aux péages de l’autoroute A9 © Alexandre Minguez

Mercredi 20 mars, à 9h 45, lors d’un nouveau contrôle sur l’autoroute A9 à hauteur de la grande barrière de péage du Boulou, les douaniers de la brigade du Perthus ont contrôlé un véhicule de type Opel Meriva avec son conducteur, seul à bord.

Lors du contrôle, un agent a alors constaté une anomalie au niveau du passage des roues du véhicule à l’ouverture du coffre. Il découvre que les longerons latéraux sont obstrués à l’avant et à l’arrière par des plaques métalliques.

Les roues sont donc aussitôt démontées et après ouverture des plaques, les douaniers découvrent deux rangées de cinq bouteilles en plastique verte dissimulées sur les roues, reliées par une corde, et remplies d’ovules de cannabis pour un poids total de 21 kg. Par la suite les douaniers découvrit une autre cachette, cette fois des boites métalliques sous les sièges avant et arrière contenant 32 plaquettes de cannabis pour un poids de 22 kg. C’est alors que l’automobiliste se prénomme Spiru Niraleï, se dit de nationalité roumaine et âgé de 47 ans, a été arrêté et placé en garde à vue.

Faux papiers et 43 kg de cannabis

Par la suite au poste, l’automobiliste avoue que les papiers et la nationalité communiqués lors du contrôle étaient fausses. En effet, le passeport ainsi que le permis de conduite de nationalité roumaine étaient falsifiés au niveau des feuilles d’identités le reste étant de vrais documents. Il se prénomme en réalité Minaeïl Solonaru et de nationalité Moldave. L’homme avoue travailler pour un moldave du nom de Malaï George et se dit de ne pas savoir qu’il transportait de la drogue mais plutôt de l’or sous forme de bijoux. Après les aveux passés devant les forces de l’ordre, l’homme est placé en détention par le juge des libertés et de la détention. Il devra comparaître pour des faits de détention, transport sans autorisation de produit stupéfiant soit pour un total de 43 kilos de cannabis et depuis l’Espagne vers la France pour avoir fait l’usage et détenu un permis et un passeport falsifié.

« Je regrette énormément d’être tombé dans ce travail »

Ce lundi l’homme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour détention et transport de produit stupéfiant et pour détention et utilisation d’une fausse identité. L’homme confirme les faits et explique avoir fait ce travail car il devait à ce Malaï George une somme de 5 000 Euros. C’est alors qu’il se proposa de transporter de la marchandise pour lui d’Italie en Espagne et qu’il serait rémunéré à hauteur de 8 000 Euros. Après l’enquête de personnalité l’homme n’a pas de casier judiciaire en France ni en Moldavie, il explique que cela fait 1 an qu’il n’a plus d’activité professionnel en Moldavie. Cependant l’enquête révèle que les identités communiqués, Spiru Niraleï et Minaeïl Solonaru, disposaient d’une fiche de recherche déposé par l’Italie pour les présences non autorisé dans l’espace Schengen. C’est alors qu’il confirme qu’il est interdit de territoire en Italie, c’est pour cela qu’en fait il est passé clandestinement dans une camionnette entre l’Italie et l’Espagne où il affirme être descendu à Castelldefels où l’homme de la camionnette lui donne 200 euros pour subvenir à ses besoins et un téléphone. Au téléphone un homme se prénomme Sergio ou réalité Sergiü, qu’il rencontra 4 jours après et qu’il paya sa note d’hôtel et lui expliqua sa mission de transporter ce véhicule. Il affirme, qu’il transportait « quelque chose d’illégal mais pensait que c’était de l’or sous forme de bijoux ».

Les services des Douanes demande au tribunal de le déclarer coupable, de confisquer le véhicule ainsi que la marchandise et de le condamner à une amende de 80 000 euros prévu par le code des Douanes.

La procureur de la République quant a elle demande de le déclarer coupable des faits qui lui sont reprochés puisqu’il y a « sans aucun doute que nous sommes dans une organisation qui montre un trafic de stupéfiants et dans une organisation très bien faite » et de le condamner à 2 ans de prison ferme et le maintient en détention.

Après la délibération, le tribunal déclare coupable Minaeïl Solonaru à 18 mois de prison ferme et son maintient en détention. Elle déclare la confiscation des documents falsifiés, du véhicule Opel Mériva et de la marchandise qui est vouées à sa destruction et condamne Minaeïl Solonaru a payer l’amende de 80 000 euros aux services des Douanes.

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