Oui au Pays Catalan s’alarme de l’explosion du nombre de grandes surfaces dans le département

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Le mouvement Oui au Pays Catalan nous communique, sous le titre « Grandes surfaces : agir avant le pire », avec prière d’insérer :

« Après 31 505.m² en 2015, ce sont 25 564 m² de surfaces commerciales supplémentaires qui ont été approuvés en 2016 en Pays Catalan. Rivesaltes, Claira, Perpignan, Bompas, Alénya et Latour-Bas-Elne sont concernés. Commerces généralistes et d’articles sportifs ou «drive» sont dans la tendance. Au delà de l’aspect pratique, le mal progresse, car la vente industrielle assèche nos coeurs de ville. Elle empêche le partage de nos valeurs identitaires et de notre art de vivre. L’hypertrophie commerciale appauvrit notre économie, notre culture et nos liens sociaux, traditionnels et collectifs : les grandes enseignes menacent les repères culturels que sont nos rues et nos places.

Le déclin économique qui élimine nos petits commerçants s’accompagne de la fuite des capitaux et de la privation d’investissements sur le territoire. Et les dégâts collatéraux se multiplient : à Argelès-sur-mer, la Banque Populaire a quitté le centre après 45 ans de services, pour rejoindre la zone « d‘activités ». Face à l’aberration économique, les partis du système nient leurs choix politiques coupables. Oui au Pays Catalan, force politique engagée pour le territoire, non pour des indemnités d’élus, dénonce sans embarras la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Avouons-le : cette instance préfectorale induit la destruction du lien social. Républicains engagés, nous soulignons sa responsabilité.

Pour éviter le pire, nous proposons un plan vigoureux assorti de contraintes raisonnées par les mairies et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales. Pour réduire la fuite de clients, faisons revenir des locomotives commerciales, ces enseignes fortes qui ont abandonné nos centres-villes, à l’image d’H&M à Perpignan, ou retenons-les. Peaufinons notre modèle commercial en limitant le bas de gamme asiatique, comme les villes de Catalogne du Sud. Pour réduire le chômage, exigeons l’embauche locale par les grandes surfaces, du bricolage aux hangars à chaussures.

Le Pays Catalan doit choisir son modèle commercial pour ne pas voir sa société éclater au profit d’un modèle impersonnel, déraciné, privé d’avenir. »

Consultez les sources : préfecture des Pyrénées-Orientales.
http://www.pyrenees-orientales.gouv.fr/Publications/CDAC

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