Pour Oui au Pays Catalan, les autorités fragilisent l’enseignement de la langue catalane

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Le mouvement Oui au Pays Catalan nous communique sous le titre « Les autorités marginalisent la langue catalane », avec prière d’insérer :

« La réforme des collèges fragilise l’enseignement en langue catalane, particulièrement dans les filières bilingues du secondaire. Ces cursus, présents dans la moitié des collèges des Pyrénées-Orientales, diffusent le catalan en continuité des écoles maternelles et élémentaires, où l’égalité horaire est offerte avec le français. Le Rectorat de Montpellier a ainsi supprimé 1 heure parmi les 3 heures de catalan hebdomadaires et stoppé son développement comme langue véhiculaire en mathématiques, Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) et Éducation Physique et Sportive (EPS). Au Collège Pierre Fouché d’Ille-sur-Têt, le catalan pourrait disparaître et dans de nombreux autres établissements, l’option de catalan a été sauvagement supprimée en septembre dernier car le rectorat n’a pas attribué d’horaires à la langue sans laquelle notre territoire perd son sens.

Selon Najad Vallaud Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, la réforme des collèges devait « développer l’enseignement des langues régionales », en s’appuyant sur l’arrêté ministériel du 12 mai 2003 : « L’enseignement bilingue à parité horaire est dispensé pour moitié en langue régionale et pour moitié en français ». A Toulouse, l’exécutif régional n’a pas exigé au ministère ni au rectorat l’application réelle de l’arrêté. La présidente Carole Delga souligne un « attachement inconditionnel de la Région à la culture catalane » et lance un fantasque Office Public de la Langue Catalane (OPLC), pour entretenir le clientélisme envers les enseignants. Parallèlement, nos élus catalans à Paris, membres des partis traditionnels, nient le fait que 75 % de notre population souhaite un enseignement du catalan généralisé.

A l’heure de la mondialisation ravageuse, des vacillements identitaires et sociaux et de la perte de repères, nous exigeons le respect de notre territoire et de ses habitants, comme au Pays Basque et en Corse, où l’État satisfait la demande massive d’enseignement de la langue. »

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