Les quatre finalistes du Prix Méditerranée des Lycéens

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Le jury de sélection du Prix Méditerranée des Lycéens (PML), s’est réuni mardi 29 août à Montpellier pour arrêter une liste de quatre ouvrages parmi une quarantaine de titres proposés par les éditeurs pour l’édition 2017/2018 du prix. Ce jury de sélection est constitué de membres de l’Éducation Nationale, de la Région Occitanie, du Centre Méditerranéen de Littérature, de libraires, de la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon, du Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées, du réseau Canopé Académie de Montpellier, des Rectorats de Montpellier et de Toulouse et de Languedoc-Roussillon Livre et Lecture.

Ludovic Ninet est en lice pour son premier roman, La fille du Van qui vient de paraitre aux éditions Serge Safran. L’auteur est né en 1976 à Paris. Journaliste pendant 15 ans, notamment dans la presse sportive, il devient ensuite formateur au CFPJ ou à l’ESJ-Pro. La fille en question s’appelle Sonja. Hantée par son passé d’infirmière militaire en Afghanistan, elle a quitté ses proches, plaquant mari et enfant. Seule et anonyme, elle fuit à travers le Sud de la France, vivote dans son van, enchainant les petits boulots. Echouée à Mèze, dans l’Hérault, elle rencontre Pierre, ancien champion olympiques de saut à la perche aux rêves brisés. Puis Sabine, qui ressent pour la jeune femme autant de désir que d’amour maternel. Mais aussi Abbes, fils de harki au passé judiciaire chargé. Leurs histoires vont s’entremêler et tous les quatre vont tenter de se hisser vers de nouveaux horizons.

Née en 1970, à Nantes, Alexia Stresi a été comédienne et scénariste. Son premier roman Looping (Editions Stock) est en lice pour le PML. L’histoire se situe au début du XXe siècle, Noelie voit le jour dans une ferme italienne. Née d’un père inconnu, élevée par une mère analphabète, elle semble destinée à la vie des paysans pauvres de l’Italie d’alors.Soixante ans plus tard, Noelie invite à déjeuner des célébrités de Cinecittà, ses amis du gouvernement, des ministres libyens du pétrole, des poètes, des huiles du Vatican et des amis d’enfance, restés ouvriers agricoles. Entre-temps, elle aura parcouru le Sahara à dos de chameau, piloté des avions pour rendre visite à des Bédouins, amassé une fortune et fait vivre ses rêves.

Sébastien Spitzer est journaliste. Il est en lice pour son premier roman Ces rêves qu’on piétine (Editions de l’Observatoire). Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille. Elle aurait pu le sauver. Elle s’appelle Magda Goebbels.

Ali Zamir (Une) est né en 1987 aux Comores. Il vit actuellement à Montpellier. Il est finaliste au Prix Méditerranée des Lycéens pour son premier roman Mon Étincelle (Editions Le Tripode) Étincelle est une jeune fille qui se retrouve à bord d’un avion qui relie deux îles de son pays, les Comores. Prise dans les turbulences du vol, et tenaillée entre deux liaisons amoureuses, elle va se remémorer certaines des histoires que lui contait sa mère, à commencer par celle, somptueuse et tragique, qui devait un jour lui donner naissance. Mon Étincelle remet en scène l’éternel jeu de l’amour et du hasard qui unit les amants. Après Anguille sous roche (Mention spéciale du prix Wepler, Prix Senghor du roman francophone), Ali Zamir confirme avec ce second roman son talent de conteur. Au gré des histoires que vivent des personnages au nom les plus improbables – Étincelle, Douceur, Douleur, Efferalgan, Dafalgan, Vitamine, Calcium – on découvre le monde insulaire, truculent et contrasté d’un écrivain décidément atypique.

Le Prix Méditerranée des Lycéens, doté de 3000 EUR, est soutenu par la Région Occitanie et la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon. Il est décerné chaque année par un jury de plus de 2000 lycéens répartis dans plus de 60 Lycées de la Région Occitanie à des auteurs francophones de premier ou second roman. Son objectif est de promouvoir la lecture en milieu scolaire, tout en permettant aux lycéens de la Région Occitanie sans exclusivité géographique ou sociale, de découvrir une littérature contemporaine.
Les lycéens de la région Occitanie auront jusqu’à fin mars 2018 pour lire les ouvrages sélectionnés Le lauréat sera invité lors de la 33ième Comédie du livre de Montpellier où une cérémonie officielle d’attribution du Prix Méditerranée des Lycéens aura lieu en mai 2018, en présence de Carole Delga Présidente de la Région Occitanie et de Christine Fabresse , Présidente du Directoire de la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon.

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Alexia Stresi
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Ludovic Ninet
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Sébastien Spitzer

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