Les luttes dans l’ADN des Vendémiaires de La France Insoumise

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Pour La France Insoumise, Francis Daspe nous communique sous le titre « Les luttes dans l’ADN des Vendémiaires de La France Insoumise », avec prière d’insérer :

« Les luttes sociales constituent une priorité pour La France Insoumise. Elles font partie de son ADN. La troisième édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes de La France Insoumise qui s’est déroulée samedi 29 septembre à Canet-en-Roussillon l’a une fois de plus confirmé. Une séquence de ces Vendémiaires a été consacrée à des témoignages de luttes sociales et environnementales.

En cette rentrée scolaire, ce fut d’abord Monique Hernandez pour la FSU qui a brossé un tableau du secteur éducation. « La rentrée de septembre s’est déroulée dans un contexte de dégradation généralisée, aussi bien pour les élèves que pour les parents et les enseignants. Et ceci de la maternelle à l’université, comme en témoignent les fermetures de classes dans le primaire et l’échec du système d’affectation dans le supérieur Parcoursup ». Il est vrai que l’annonce de la suppression d’au moins 1 800 postes dans l’éducation nationale à la prochaine rentrée 2019 contredit le discours ministériel : l’école n’est pas un secteur prioritaire et n’est absolument pas sanctuarisée. « L’école subit une offensive libérale qui vise à lui appliquer l’austérité, à casser les statuts des personnels, à instaurer une gestion managériale à tous les échelons », précisait la syndicaliste enseignante.

Pour sa part, Thomas Figarol, représentant de l’association « Bien vivre dans les Pyrénées catalanes », évoquait la question des luttes écosocialistes dans des territoires de montagne des Pyrénées-Orientales, en Capcir et en Cerdagne. Il revenait sur le projet de grand domaine skiable qui avait défrayé la chronique il y a deux ans. « C’est l’exemple parfait de ces grands projets inutiles et imposés, totalement surdimensionnés, qui ne tiennent pas dès lors qu’une mobilisation populaire se met en mouvement ». Pour l’actualité plus immédiate, il évoquait les fermetures de services publics (bureaux de poste, écoles, perceptions) qui favorisent la désertification rurale. « La marchandisation des biens communs se poursuit avec la privatisation des barrages hydrauliques », ajoutait-il en indiquant que la préservation des terres cultivables face à la pression immobilière constitue une priorité pour l’association.

Eric Cerda, pour la CGT, terminait la séquence témoignages des luttes par un retour sur le combat mené au cours des derniers mois par les cheminots contre la réforme ferroviaire. « La réforme visait à démanteler le service public ferroviaire et à casser le statut des cheminots pour favoriser la précarité des personnels ». Le syndicaliste faisait remarquer que le mouvement de grève était resté assez populaire au sein de l’opinion publique qui avait bien compris que les cheminots défendaient l’intérêt général à travers la défense du service public ferroviaire. « Les conséquences locales de cette dégradation continue se font ressentir au quotidien, avec les incertitudes sur les trains de nuit et le train jaune, la lenteur de la réouverture de la ligne Perpignan / Villefranche de Conflent », indiquait-il dans son argumentation. Il illustrait l’idée que le chemin de fer combine bien des enjeux sociaux, écologiques et d’aménagement du territoire.

A l’occasion de la mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle de mardi 9 octobre, les Insoumis des Pyrénées-Orientales seront nombreux dans le cortège de la manifestation dont le rendez-vous est fixé place de Catalogne à 10 heures à Perpignan. »

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