Le carré d’or divise

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groupeLe projet de création de 15.000 M2 de centre commercial supplémentaire en périphérie de la ville cristallise les tensions. La zone de Chateau-Roussillon doit accueillir 46 magasins et 7 restaurants, mais les commerçants de Perpignan s’opposent avec véhémence à ce projet.Ce mercredi 20 août, ils avaient lancé une action sur le chantier du Carré d’Or. Une centaine de personnes était présente pour manifester contre ce projet.

Les faits : Le permis de construire initial a été accordé en 2007, par la précédente mandature. A l’époque, selon la mairie, ce permis n’avait pas été contesté. Une demande de prorogation du permis a été demandé le 05/06/2014. Demande acceptée le 16 juillet. « Pour éviter une lourde sanction s’il n’avait pas respecté le jurisprudence du conseil d’État* ». Le permis est prorogé jusqu’en octobre 2015.

La discussion : Bruno Delmas, porte parole des commerçants, et Stéphane Ruel se sont entretenus vivement. B.Delmas « Perpignan subit une décadence commerciale et la signature dans la précipitation de la prorogation du permis de construite dénote un manque de transparence et un désaveu des promesses tenues durant la campagne des municipales ».gros plan

Stéphane Ruel, adjoint aux commerces, a défendu la position de la mairie avec vigueur, mais les commerçants veulent un arrêt pur et simple de ces travaux. « Je soutiens et je comprends vos inquiétudes, depuis mon arrivée en avril 2014, tous les projets d’extension ou de création de surfaces commerciales a été refusé. Mais vous ne pouvez me tenir responsable rétroactivement. Si le projet du Carré d’Or change de destination vers de l’habillement la mairie fera un procès ».

Bruno Delmas rappelle « Dès la signature du permis de construire le prix de ce terrain a été multiplié par 7 !. Si vous n’arrêtez pas ce projet nous envisagerons nous même de porter l’affaire en justice. Prenez vos responsabilités en tant qu’élus sinon nous le ferons à votre place !».

S. Ruel conclut « J’aime Perpignan, je défend Perpignan et la mairie et moi-même nous vous écoutons ». Le dialogue est resté ouvert entre les commerçants et les élus de la ville(Caroline Ferriere Sirere, adjoint du quartier, Perpignan centre, Virginie Barre, conseillère municipale).

Les politiques : Louis Aliot, député européen et chef de l’opposition Perpignanaise est venu soutenir les commerçan
ts avec son groupe d’opposition à la mairie. « Nous sommes ici pour défendre les commerçants, car ce sujet était au cœur de la campagne. JM.Pujol a mené une campagne mensongère et il tient encore aujourd’hui un double discours avec la prorogation du permis de construire en toute opacité. Je m’interroge sur la proximité de la municipalité avec le lobby de la grande distribution…. J’envisage en ma qualité de chef d’opposition de contester devant le tribunal administratif la prorogation de ce permis de construire ».

Le parti CDC (Convergència Democratica de Catalunya) en la personne de Philippe Simon et Christine Espert du MODEM sont aussi venu défendre les commerçants et surtout dénoncer « la multiplication préoccupante de surfaces commerciales vacantes dans le département ».

A suivre : Une délégation sera reçue en mairie le 21 août pour pouvoir consulter l’ensemble du permis de construire et expliquer les faits.

* « Le Conseil d’État rappelle que l’autorité administrative, saisie d’une demande de prorogation d’un permis de construire ne peut refuser d’y faire droit que si les règles d’urbanisme et les servitudes administratives de tous ordres s’imposant au projet ont été modifiées postérieurement à la délivrance du permis de construire, dans un sens qui lui est défavorable et qu’elle ne peut fonder un refus de prorogation sur une évolution des autres éléments de droit ou circonstances de fait, postérieure à la délivrance de l’autorisation ».

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