« La triple peine des mobilités du canton des Pyrénées Catalanes »

lettre ouverte du secteur fédéral des cheminots de la région de Montpellier portant sur l'avenir du Train Jaune

Le Comité d’Usagers de la Ligne du Train jaune nous communique sous le titre « La triple peine des mobilités du canton des Pyrénées Catalanes », avec prière d’insérer :

« Le plus étendu et le plus éloigné de Perpignan, ce canton est déjà pénalisé, aussi la perspective de l’arrêt des circulations sur la RN 116 provoque inquiétude et exaspération.

Les transports en commun sont rudimentaires, seul le bus liO tire son épingle du jeu. Le Ter Perpignan Villefranche ne roule plus depuis 21 mois et le TER train jaune circule à minima, refusant même des usagers, quatre mois durant. Cette situation paradoxale, qui engendre des mécontentements, devrait s’améliorer au fil des ans, à la faveur des investissements de la Région pour la rénovation du Train Jaune.

La RN 116 requiert des aménagements constants pour faire face à des fragilités évidentes. Comme pour la voie ferrée, l’État doit faire face à ses responsabilités. Ces deux artères, la route et le rail sont indispensables et complémentaires à l’organisation des mobilités. Négliger l’une ou l’autre s’avère préjudiciable aux divers déplacements (travail, villégiature, soins médicaux, urgences), à l’économie du territoire et à l’environnement.

La vulnérabilité de la route est telle que la remise en service du Ter Villefranche Perpignan s’impose de toute urgence, comme le réclame, à juste titre et depuis de longs mois, l’association Train en Têt. Réouvrir cette ligne mais aussi renforcer le service ferroviaire en faisant évoluer les horaires et les correspondances du Train Jaune avec le Ter Villefranche Perpignan.

La déviation déjà en place met en évidence, par moments, des conditions de circulation perturbées. La fermeture prochaine de la route va décupler les difficultés vu l’étroitesse de l’itinéraire de remplacement et l’allongement des trajets. Devant ces réalités, la solution prévue, uniquement basée sur le transport routier, semble bien précaire et risquée. Répartir les flux de mobilité en s’appuyant sur les deux infrastructures existantes, le rail et la route, serait plus cohérent et garantirait la continuité du service public. »

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