Le Journal Catalan vous souhaite une bonne Saint Valentin, sous le signe de Cupidon !

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Fête laïque ou coutume païenne et idolâtre se perdant dans la nuit des temps, il n’en reste pas moins que la Saint Valentin est considéré de nos jours et ceci dans de nombreux pays, comme la fête de tous les amoureux.

LE PATRON DES AMOUREUX
Prêtre chrétien, Valentin fut condamné à mort par l’empereur Claude II pour avoir consacré des mariages religieux de soldats romains. Ces mariages étaient interdits, parce que les jeunes époux refusaient souvent de rester dans la légion après leur union. Ce n’est qu’à la fin du XVe siècle que cet abbé fut élevé au rang officiel de saint patron des amoureux. La première mention du jour de la Saint-Valentin remonte d’ailleurs à cette même période.

Si certains s’acharnent à défendre le caractère laïque de cette fête, qui n’aurait soi-disant aucune origine antique, en rappelant le fait que ce Saint fut enlevé du calendrier liturgique en 1969, il n’est pas non plus à exclure une tentative de dissimulation d’une coutume considérée comme idolâtres et dérangeantes par un christianisme galopant, alors habitué à de telles pratiques

UN RITE DE PURIFICATION
Les Romains célébraient déjà la fête de Lupercalia le 15 février. À cette occasion, les gens purifiaient leurs corps et leur environnement proche afin de s’allouer santé et fertilité, tout en chassant les mauvais esprits. Une journée dédiée au dieu bienfaisant de la fertilité et de l’agriculture, Lupercus. De son autre nom Faunus, il était le protecteur des troupeaux et des bergers au même titre que son homologue arcadien Pan, avec lequel il fut souvent identifié.

Aussi appelée Lupercales, cette fête était surtout l’occasion de célébrer la nature sauvage de l’homme en soulignant ses instincts les plus primitifs. Assistés par les vestales, les prêtres ou Luperques procédaient aux rites de purification par le sacrifice de chèvres. Ils parcouraient ensuite les rues de Rome vêtus de la peau de ces pauvres bêtes sacrifiées. Tout au long de leur procession, ils flagellaient les femmes avec des lanières, elles aussi de peau, nommées februa. Cela leur garantissait fertilité et facilité lors de leur futur accouchement. Februa, aujourd’hui symbole de purification, donnera son nom au mois de février, l’annonciateur du retour des beaux jours.

LES JEUX DE L’AMOUR
Une autre coutume romaine qui a perduré durant des siècles voulait que le 14 février, en l’honneur de Junon Februata la déesse de fébris (fièvre de l’amour), le prénom d’adolescents soit tiré au sort pour former des couples improvisés. Ils s’adonnaient ensuite à des jeux érotiques partout dans Rome, et restaient des partenaires sexuels toute l’année.

Il est fort probable qu’avant ces célébrations païennes romaines, il y ait eu d’autres rituels notamment druidiques célébrant aussi la fertilité, l’amour… Et ils sont nombreux à pouvoir prétendre à sa paternité. Si l’origine de cette fête de la Saint-Valentin reste trouble, elle a aujourd’hui repris le droit chemin des bonnes mœurs pour ériger le romantisme en dogme amoureux.

LE JOUR DU RÉVEIL
Nous avons peut-être oublié le lien entre le réveil de la nature et notre sexualité, mais dès le 14 février, on peut à nouveau entendre pinsons, mésanges et autres merles jusque-là engourdis par le froid. Un jour idéal en fait pour se parer de ses plus beaux atouts, dans l’espoir de trouver un partenaire avec qui tisser un nid. Un jour idéal pour rassurer votre compagne sur l’amour indéfectible qui vous lie.

Offrez-lui des fleurs, chocolats ou pierre précieuse. Dévoilez-vous. C’est le jour du renouveau, celui des confidences.

Celui où les premiers effluves du printemps encouragent toutes les idylles.

Bonne Saint-Valentin, de la part de toute l’équipe du Journal Catalan !

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