FI : Destruction du quartier médiéval gitan Saint-Jacques, « Mais où le Maire va-t-il nous mettre ? »

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Philippe Assens, pour « La France Insoumise », nous communique sous le titre « Destruction précipitée du quartier médiéval gitan Saint-Jacques de Perpignan : « Mais où le Maire va-t-il nous mettre ? » », avec prière d’insérer :

« « Mais où le Maire va-t-il nous mettre ? » est la question qui circule dans toutes les rues du quartier gitan Saint-Jacques de Perpignan depuis ce matin du 20 juin 2018 où les pelleteuses ont entrepris sans prévenir des démolitions massives d’îlots habités dans un quartier médiéval remarquable et pourtant protégé par un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) toujours en vigueur. Abandonné depuis des années par l’équipe municipale (LR) le quartier Saint-Jacques concentre une population gitane extrêmement paupérisée, vivant dans des habitats indignes et fortement délabrés. C’est donc avec pertinence que ce quartier prioritaire a été retenu par l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU) pour bénéficier éventuellement de crédits pour la rénovation urbaine et la création de mixité sociale ethnique.

Dans ce contexte, le directeur de l’ANRU, agence représentée localement par le Préfet, n’a émis qu’une seule réserve : celle du traitement non-communautariste de la concertation. Visiblement, le message a été déformé car, pour ne pas prendre le risque de pratiquer le communautarisme et le clientélisme local routinier, la municipalité a opté pour la non-concertation. Un conseil citoyen gitan (!) ad-hoc a même été créé tardivement et la seule association d’habitants (les riverains de la Place Cassanyes) a été récemment dissoute.

En l’absence de réaction des institutions partenaires (Région, Département), seule une association de défense du patrimoine (ASPAHR) dénonce et alerte régulièrement les pouvoirs publics sur la légalité douteuse des démolitions de ces îlots bâtis remarquables. Sans doute inquiétés par les propos récents du nouveau ministre de l’Intérieur italien Mattéo Salvini précisant qu’il faudrait « malheureusement » garder les Roms italiens en Italie, une seule question circule depuis ce matin du 20 juin 2018 dans les rues délabrées du quartier Saint-Jacques de Perpignan « Mais où Monsieur Pujol va-t-il nous mettre ? »

Dans ce contexte, il devient extrêmement urgent que les parlementaires et que les élus du Département en charge des politiques de solidarité se penchent sur le drame humanitaire qui se joue pourtant sous leurs yeux en plein centre-ville de Perpignan. »

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