Estagel/ Gilets jaunes : la mobilisation continue

De gauche à droite, Denis Pigouche, Georges Baux, Bruno Fageda. Tous trois, sont sur le site tous les jours depuis le début.

L’initiative prise par les vignerons, vendredi dernier au rond-point à l’entrée d’Estagel, a suscité l’envie de recommencer. S’ils ont été les initiateurs, bien vite, la profession, il nous semble, a compris l’impérieuse nécessité de prendre le relais.

C’est ainsi que Denis Pigouche, président départemental du syndicat des vignerons, en appelle à ceux de la vallée de l’Agly.

Le rond point bien connu de la sortie de l’auto-route nord.

Appel à tous les agriculteurs

Denis, bien connu dans la profession, est de ceux qui ne mâche pas ces mots, qui aime les choses claires. Ainsi devait-il nous communiquer son appel au rassemblement pour samedi dès 8 h. Comme il devait l’annoncer, les rendez-vous sont pris aux abords des sorties d’auto-route nord et sud, ainsi qu’au Boulou.
Il invite donc les agriculteurs, de toute mouvance, à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes, et ce, sans bannière politique, ni syndicale. Les choses sont dites.
Par contre, tous ceux qui seront en mesure de venir avec leurs outils de travail, entendez par là, les tracteurs, seront doublement bienvenus sur le réseau secondaire. C’est, en effet, avec leurs engins que le monde paysan se fait reconnaître. Leur identité en quelque sorte.

Les propositions avancées

Mais Denis arrive avec des propositions, et elles sont nombreuses. Il nous en donne quelques-unes.
Tout d’abord, il indique celles concernant les retraités. Ils sont ceux qui occupent en nombre les points de blocage pendant la journée, attendant la relève des actifs. Ainsi, une revalorisation significative des pensions de retraite des artisans, commerçants et des agriculteurs est-elle à l’ordre du jour. Les pensions devraient être ainsi portées à 1200 euros par mois pour vivre sa retraite dignement.

Une vue du ralentissement de la circulation.

Denis aborde également la question de la revalorisation des salaires. Il estime que ces derniers, devraient être revalorisés à hauteur de 200 euros sur le salaire fixe.
Plus près de l’agriculture, la proposition est faite de taxer à hauteur de 3 % les produits d’importation. Tout comme la mise en place d’un plancher supérieur au coût de production et un régulateur entre la production et la distribution.
Rien d’étonnant à ce que Denis soit porteur de propositions dépassant le cadre de sa profession. Voilà quelque temps, il était à l’initiative d’une inter-syndicale regroupant toutes les tendances.

Sans légende ou sans commentaire. Au choix !

Pour lui, les choses sont simples. Il est plus que jamais urgent de regarder ce qui rassemble ceux qui aujourd’hui sont à la peine. Et ils sont nombreux, pour ne pas dire une majorité. Tout comme il est nécessaire de considérer les différences comme des richesses et non pas comme des handicaps.
Et Denis de conclure : « Nos convergences sont notre avenir ».
Alors le rendez-vous est pris pour samedi.

Joseph Jourda

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