Dany Prudhomme expose au Yucca

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Valérie PRUHOMME nous propose un nouveau regard sur ses paysages urbains. Par des camaïeux de teintes, elle donne à des espaces de villes des ambiances toutes particulières. Catalane de Perpignan, elle est restée fidèle à la région et ne s’en évade réellement que par ses toiles dans son style personnel. Autodidacte, elle a en effet développé, d’abord dans la peinture à l’huile, puis les encres et enfin l’acrylique, un coup de pinceau particulier, entre abstrait et figuratif. A découvrir du 22 août au 9 septembre au Yucca.

Depuis plusieurs années, elle explore thème après thème, sans déroger à sa manière si particulière de traiter volumes et couleurs. Elle crée des paysages, presque essentiellement de villes, nimbées de brumes, aux contours incertains, fondus, suggérés par des tâches de couleurs, dont seuls les camaïeux aux contrastes doux précisent les formes.

L’originalité dans ses toiles réside, en particulier, dans le fait qu’il y a souvent une perspective fuyante, enchâssée dans la combinaison des verticales et horizontales. Les verticales pour délimiter les immeubles, les horizontales pour définir le panorama. Leur cohabitation crée un patchwork de formes imprécises et évidentes à la fois, nous sommes bien dans une ville, ou plutôt devant une ville ou un quartier, devant un écran panoramique d’édifices dressés dont la verticalité marque bien le lien entre ciel et terre et l’horizontalité délimite l’amplitude.

Une autre caractéristique des œuvres de Dany Prudhomme est sa façon d’aborder les couleurs. Sur son espace de liberté artistique que constitue la toile, elle choisit une couleur principale, c’est la base des déclinaisons qui en découlent, et ce avant même d’avoir défini son sujet. Il en résulte une cohérence, une logique des teintes particulièrement adaptée, qui elle-même impacte l’objet, son ambiance comme ses contours. Il est évident qu’un teinte claire ne pèse pas la même chose qu’une teinte vive, elles n’ont pas la même fonction par rapport au sujet, c’est donc le thème que le peintre adapte à la couleur et pas l’inverse.

Une autre caractéristique de ses œuvres c’est l’intégration de la marie-louise dans la toile. Elle est partie prenante du discours, d’abord parce qu’elle est là, physiquement, volontairement inscrite par l’auteur tant dans sa dimension , mais aussi dans le choix de la couleur, qui délimite, recadre le sujet et le sépare de manière affirmée de ce qu’il y a autour.

Dany Prudhomme, peint souvent à la limite de l’évidence, ses touches, ses couleurs, peuvent instantanément créer une impression de confusion, tout simplement parce qu’une œuvre ne livre pas instantanément tous ses charmes. Elle se laisse approcher, contempler, puis progressivement elle livre les émotions cachées, les vibrations que le peintre y a, non pas caché, mais mis à l’abri pour que le mystère se mérite. C’est une découverte que le spectateur va faire à son rythme en fonction de son imaginaire et de sa sensibilité.

Beau début pour démarrer la deuxième saison d’expositions mensuelles de REGARTS66. Du 22 août au 9 septembre, du mardi au dimanche de 9:30 h à 15 h, vendredi & samedi de 18 h. à 22 h.

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