La communauté de communes des Corbières s’explique sur sa fusion avec Salanque Méditerranée

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La Communauté de communes des Corbières nous communique, sous le titre « Démenti sur la fusion Corbières/Salanque », avec prière d’insérer :

« Nous lisons dans la presse et entendons à la radio que la fusion de la communauté de communes de Salanque Méditerranée avec celle des Corbières va ruiner la communauté de Salanque Méditerranée, aujourd’hui prospère et exemplaire.

Nous lisons et entendons aussi que cette fusion entrainera le transfert de plus de 400 agents vers l’intercommunalité.
Nous tenons aujourd’hui à apporter un démenti clair et net à ces affirmations.

Nous tenons à rassurer les élus et les salariés de la communauté de communes de Salanque Méditerranée, ainsi que les élus, les salariés et les populations des communes de Claira, Pia, Fitou et Salses.
La future intercommunalité comptera les 55 agents actuels de Salanque Méditerranée et les 80 agents actuels de Corbières, soit 135 agents.
L’estimation de 400 agents, obtenue en additionnant les agents municipaux qui occupent aujourd’hui des fonctions dans l’aide à domicile ou l’enfance jeunesse des communes de Claira, Pia, Fitou et Salses est abusive.

Ces agents resteront dans les communes, ils ne seront pas transférés à l’intercommunalité en janvier 2017.
La fusion n’aura aucun impact pour eux, alors pourquoi leurs élus insinuent-ils le doute et l’anxiété chez ces agents ? Sachez que les élus et salariés de la communauté des Corbières sont eux aussi inquiets, mais pas pour les mêmes raisons. Les élus de Salanque refusent de préparer la fusion et cela va nous conduire à une impasse. Ils nous mènent droit dans le mur et essaient de rejeter la faute sur les élus des Corbières.
Nous entendons que nous allons ruiner la communauté de communes Salanque Méditerranée aujourd’hui prospère, que nous allons obérer la capacité d’investissement de cette collectivité.
Que l’investissement est vertueux et créateur d’emplois, à l’opposé du fonctionnement qui ne serait que « masse salariale » à maîtriser.

Ce sont évidemment des clichés, assez facile à démonter, destinés à vouer notre
intercommunalité à la vindicte populaire. Notre intercommunalité, de 4 000 habitants pour 15 communes, n’a pas à rougir de son bilan.
Elle a mené en 4 ans 2 projets d’investissements importants pour le territoire : la réalisation d’une maison pluridisciplinaire de santé et d’un centre de secours.

Ces investissements sont nécessaires dans nos territoires ruraux, pour assurer les services vitaux aux populations. En parallèle, oui, nous avons développé des compétences sociales, au travers du maintien à domicile des personnes âgées et des politiques enfance-jeunesse.
Oui, en Salanque ce sont vos communes qui organisent ces services, mais à l’échelle de notre territoire, la mutualisation via l’intercommunalité est la seule solution viable.
Le maintien de ces services sur notre territoire fait partie des points négociés avec les élus de Salanque lors de la préparation de la fusion et un accord avait été trouvé.

On nous accuse de n’avoir pas respecté les accords passés en perspective de la fusion. Pourtant, dès le 12 juillet, nous avons délibéré pour restituer nos compétences sociales aux communes, comme cela était prévu avec les élus de la communauté de Salanque.
Pourtant, nous avons obtenu l’autorisation de créer un SIVOM pour gérer ces compétences et tout était prêt pour la création de ce SIVOM dès le mois d’octobre 2016.
Alors pourquoi les élus de Salanque ont, dès le mois de juillet voté contre la fusion ? C’est pour nous incompréhensible, nous le leur avons dit et écrit. A partir de là, le travail de préparation de la fusion a été interrompu par le Président de Salanque et jusqu’à aujourd’hui encore il refuse de reprendre le travail. Nous ne pouvons accepter cela car aujourd’hui, au-delà des 80 familles directement
concernées, c’est le devenir d’un territoire rural qui est en jeu.

Nous demandons officiellement à ce que cessent les déclarations mensongères, à ce que cessent les pressions sur le personnel et la manipulation de la population. Plutôt que de passer leur énergie à désinformer les populations et leurs salariés, nous demandons à ce que les élus de Salanque prennent leurs responsabilités et se remettent autour de la table pour préparer cette fusion. Nous demandons officiellement qu’une médiation soit au plus tôt mise en place par les services de L’État afin d’éviter la catastrophe annoncée. »

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