« Carré d’Or » : le centre commercial qui pourrait faire imploser l’équipe municipale de Perpignan

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Parmi les manifestants, Laurent Rosello, attaché parlementaire du député socialiste Jacques Cresta qui fut parmi les premiers à soulever le lièvre, et qui s’est fendu de deux questions écrites, le 12 août dernier, auprès de la ministre du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale.

Le projet catalyse les opposants au maire… et certains de ses adjoints qui n’ont pas hésité à manifester le 20 août dernier !

Certes, ce n’est pas la petite centaine de commerçants présents à la manifestation du mercredi 20 août 2014 sur le site du futur centre commercial baptisé « Carré d’Or », à Château Roussillon (Perpignan), qui va inquiéter le maire, Jean-Marc Pujol (UMP), par ailleurs président de la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée.

Et ce d’autant plus que lorsque on enlève des manifestants les professionnels de la politique locale – le « Frontiste » Louis Aliot et les siens venus en quantité, les proches du député socialiste Jacques Cresta annoncés en qualité, les élus perpignanais (Stéphane Ruel, Caroline Ferrière-Sirère, Virginie Barre…), sans oublier Bruno Delmas le fondateur du blog L’Olivier farouchement (et de manière sincère, lui) opposé au projet, le catalaniste Jordi Vera, le maire de Les Cluses (?) Alexandre Puignau, l’avocat perpignanais Pierre-Louis Bassoles, la centriste nationaliste Christine Espert, etc.-etc. – lorsque on retire tous ces gens-là de ladite manifestation du 20 août dernier, eh bien il ne reste plus beaucoup de personnes qui ce jour-là pouvaient se prévaloir du métier de « commerçant »…

Cela n’aura échappé à personne, surtout pas à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des P-O, qui n’avait délégué aucun représentant sur place, et ce malgré le fait que très anonymement certains des appelants à la manif’ avaient tenté de mouiller l’institution présidée par Jean-Pierre Navarro en détournant son logo à l’entête d’un courrier invitant la population à manifester sa colère ce jour-là.

Lors de ce rassemblement, Me Louis Aliot, député européen FN, a voulu apporter la preuve « de la prolongation du permis de construire accordée par le maire de Perpignan; un courrier de Jean-Marc Pujol à l’attention du promoteur concerné (Christophe Sirot « Gérant de la SARL Parc Saint Julien domiciliée à Paris), daté du 16 juillet 2014, et qui autorise la poursuite du projet de près de 20 000 m² de surfaces commerciales, à moins de dix minutes du centre-ville. Le maire doit être mis face à ses promesses de campagne, à savoir le gel de toutes extensions des surfaces commerciales en périphérie nuisant directement à l’activité du centre historique (…) ».

Le nouveau député européen s’est dit prêt à faire un recours en annulation de cette prolongation du permis auprès du Tribunal administratif de Montpellier « si la procédure réglementaire n’avait pas été respectée (…) ».

Qu’il le fasse bon Dieu ! Que M. Aliot agisse, enfin. Aurait-il oublié qu’il est désormais le seul représentant d’une Opposition légitime au maire de Perpignan ? Qu’il en est le seul contradicteur officiel ?… Puisque lors des élections municipales du mois de mars dernier les électeurs-trices perpignanais ont tranché et décidé de mettre à la retraite les agitateurs locaux incohérents et inefficaces, tels : Me Jean Codognès, Me Jacqueline Amiel-Donat, Clotilde Ripoull and C°.

Pendant six années, jusqu’en 2020, Me Louis Aliot a, en quelque sorte, un boulevard devant lui… Cependant, il donne l’impression de chercher encore et toujours la signalisation routière pour accéder à ce boulevard.

Jean-Marc Pujol peut dormir tranquille, sur ses deux oreilles, de ce côté-là.

Sauf que c’est dans les rangs de sa propre équipe municipale que J’M Perpignan – le maire s’en est ainsi baptisé en référence à ses propres initiales… – pourrait connaître d’inquiétantes difficultés si d’aventure il ne se décidait pas à remettre de l’ordre parmi les siens dès la rentrée.

En effet, la présence à cette manifestation du 20 août 2014 de plusieurs de ses adjoints – Stéphane Ruel, chargé du Commerce, et Caroline Ferrière-Sirère, délégué au centre-ville, entre autres élus de la Majorité municipale – a fait désordre. Pour le moins. Car le mot d’ordre de ce rassemblement, impulsé entre autre par Bruno Delmas (Qui ne peut pas voir en peinture Jean-Marc Pujol), était bien : Contre le projet du Carré d’Or : « La situation de notre ville se dégrade, les pouvoirs locaux se moquent de nous. Il est temps de réagir. Face à la poussée des zones commerciales et l’inaction de nos dirigeants municipaux, il est impératif de nous unir (…) ».

Mais que donc Stéphane Ruel, Caroline Ferrière-Sirère et les autres élus de la Majorité municipale UMP sont-ils allés faire dans cette galère ?

Pour plagier l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement : « Un adjoint, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ».

A partir de là, les élus cités plus haut devraient maintenant prendre leurs responsabilités… à moins que ce ne soit le maire qui leur indique la porte de la sortie ?

Car « l’affaire » est d’autant plus grave qu’a circulé, quelques jours avant ladite manif’, un courrier signé de Stéphane Ruel – avec copie au Cabinet de la Ville – invitant tous les élus perpignanais à se mobiliser contre le futur projet du Carré d’Or : « L’opinion publique est largement opposée – cela reste à démontrer car ce n’est pas du tout l’avis des consommateurs !, NDLR – aux nouveaux projets d’espaces commerciaux qui viennent en concurrence avec les centres-villes et les villages. Cette manifestation sera reprise par les différentes forces politiques, les médias, des commerçants et des riverains. Initialement prévue pour contrer le projet du Carré d’Or, cette mobilisation est désormais le moyen de dénoncer la prolifération effrénée des grandes et moyennes surfaces sur notre agglomération et dans tout le département (…) ».

Les maires de Cabestany, Pollestres, Claira, Elne, Le Boulou et d’Argelès-sur-Mer, apprécieront l’ingérence de l’adjoint au maire de Perpignan délégué au Commerce à travers ces déclarations.

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