Brice Lafontaine… plus rude aura été sa chute !

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Jaume Roure et Brice Lafontaine, deux grands militants de la cause catalane au sein du parti Unitat Catalana.

Comme prévu, le jeudi 23 mars dernier, en fin d’après-midi, à l’issue de la séance publique du Conseil municipal de la Ville de Perpignan, le jeune adjoint en charge du Transfrontalier, Brice Lafontaine (ex secrétaire général du mouvement indépendantiste Unitat Catalana), a été écarté de l’équipe municipale lors d’un vote à main levée qui a fait l’unanimité.

Il n’a pas manqué une seule voix au maire, Jean-Marc Pujol (LR/ Les Républicains), pour destituer son adjoint, ce dernier depuis des semaines affichant une ligne politique en totale contradiction avec les ambitions et les projets de la Majorité municipale de la droite et du centre.

Brice Lafontaine, qui n’a donc plus aucune délégation depuis, a eu parfois des mots très durs contre le 1er magistrat suite à cette décision… On aurait préféré qu’il se contente de dresser son bilan à la tête de sa principale délégation… La « solidarité catalaniste » sur laquelle il comptait n’a pas émergé, puisque ni Annabelle Brunet ni Virginie Barre ne sont venues voler à son secours : les deux élues ont voté « comme un seul homme » la destitution de Brice Lafontaine, s’alignant logiquement sur la décision de l’équipe municipale.

On notera enfin, sur les bancs du public, la présence de Jaume Roure, fondateur du mouvement Unitat Catalana, ancien adjoint des Alduy Père & Fils en charge alors des Affaires Catalanes. Certains sont allés jusqu’à rechercher l’ombre de JPA ; n’exagérons rien !

Les vraies raisons à l’origine de sa disgrâce
Alors que Brice Lafontaine tente de se « victimiser » aux yeux d’une certaine opinion publique et du microcosme perpignano-perpignanais, en s’essoufflant à soutenir que c’est parce qu’il a décidé d’être aux côtés du candidat Emmanuel Macron à la présidence de la République, qu’il a été écarté de la gouvernance municipale par le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, c’est bien ailleurs qu’il faut chercher et trouver les raisons de sa disgrâce.

Au sein de l’équipe municipale que Jean-Marc Pujol préside, les un(e)s et les autres peuvent bien voter et soutenir qui bon leur semble. Le maire de Perpignan, bien que référent départemental du candidat de la droite et du centre, François Fillon, n’a pas placé ses colistiers sur table d’écoute ! En revanche, Brice Lafontaine est bien le seul à avoir à ce jour candidaté aux élections législatives, dans la 1ère circonscription des P-O, contre un élu de la Majorité communautaire (Daniel Mach en l’occurrence, maire LR de Pollestres et vice-président de la Communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole/ PMM)… dont pourtant Brice Lafontaine est censé être solidaire. Mais la goutte d’eau est incontestablement le fait que Brice Lafontaine, sur son blog, a comparé maladroitement le meeting de François Fillon au Trocadéro, à Paris, le 5 mars dernier, à « un rassemblement du Front National »… pour n’y avoir vu qu’une forêt de drapeaux aux couleurs de la République, bleu-blanc-rouge.

Brice Lafontaine dans un élan fougueux de sa jeunesse, y avait oublié sans doute, en écrivant ces quelques lignes pour appuyer son « post » visuel, que son « patron » du moment en politique est le référent départemental de François Fillon : l’art et la manière de « se tirer une balle dans le pied »… Comprenne qui pourra !

Il pourra toujours se consoler en apprenant que les « tontons flingueurs perpignanais » (issus du clan des septuagénaires) ont décidé de monter une liste dissidente, pour 2020, afin de tenter de lui confier les clés de la ville…

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