Antony Duff, éco-touche à tout, à l’hôtel Quality : sa vision de notre nature…

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Antony DUFF nous vient de Cornouailles, région sauvage au sud-ouest de l’Angleterre, où la pluie est horizontale, poussée par les vents de l’Atlantique nord. Ce sont ces mêmes vents qui l’ont poussé en mer sur des grands voiliers de bois (déjà le bois) des Caraïbes à Dubaï, de la Méditerranée à Hong Kong. La mer, toujours la mer, il crée une école de voile et de planche à voile et pratique le windsurf pendant 6 ans. Exposition du 25 novembre au 23 décembre, tous les jours de 15h à 19h.

Et puis, un jour de 2004, par hasard, cet amoureux de la mer, débarque à Cuxac d’Aude et tombe amoureux des Corbières. Il devient terrien passionné, subjugué par le ciel bleu, la chaleur, la sécheresse, la lumière, les vignes, la garrigue. Depuis l’enfance, attiré par la sculpture du bois, glané sur les plages, depuis longtemps photographe, poète à ses heures, dessinateur, il ne pouvait en être autrement que de retrouver aujourd’hui Antony dans des œuvres diverses, mais qui toutes ont en commun la nature.

En sculpture, le bois est principalement sa matière première, mais ce sont à la fois, l’essence et la forme qui l’attirent. Pour le grain, la couleur, le veinage, c’est l’olivier, l’alzine, l’amandier; pour la forme, ce sont les racines de genets et les ceps de vigne qui l’inspirent, à qui il donne une deuxième existence, y compris dans une série bikini dans laquelle il transforme les ceps tordus et noueux en corps graciles de jeunes femmes en maillot. Pour Antony, avec un regard complice, un cep de vigne a souvent l’apparence d’un corps humain sillonnés par des veines.

Avant d’utiliser gouge, rabots, rifloirs, ses mains sont ses premiers outils, quoi de plus naturel que de les représenter dans des gestes naturels et on y retrouve une maîtrise, une recherche du geste simple et authentique, un savoir-faire tout en finesse.

Dès son arrivée dans la région, il est « interpellé » par la crise que vivent les viticulteurs, alors même que les étendues de vignes, changeantes en fonction des saisons, ont participé à son coup de foudre pour le secteur. Mais il ressent comme une agression l’arrachage que les viticulteurs sont obligés de pratiquer. En 2010, un incendie dévastateur a laissé des cicatrices encore ouvertes dans cette région. Pour Antony, c’est une sorte de drame que de voir ces paysages réduits en cendres, les arbres transformés en squelettes noircis. Il va donc, par le dessin et la sculpture, redonner une vocation, un rôle de sensibilisation à ces éléments défigurés par le feu. Il en fait une exposition engagée : ‘Les demoiselles d’Armissan » dans laquelle ceps de vigne devenues femmes sont exposées sur des morceaux de troncs d’arbres brûlés.

Son objectif : sensibiliser le public, chacun de nous, au respect et à l’importance de la protection de la nature. Il y a dans les dessins de l’artiste, une claire influence du dessin chinois ou japonais, une simplicité, d’épure proche des kakémonos, où seuls les éléments importants sont représentés, pour que le regard du spectateur soit uniquement attiré par l’essentiel et que le message soit réellement reçu.

Toutes les œuvres de Antony DUFF sont empreintes de cette simplicité, message évident de sagesse et de maturité : nous devons tout à la Nature, respectons la, protégeons-la.

Exposition du 25 novembre au 23 décembre, tous les jours de 15h à 19h.

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