estgel: Quarante Maîtres Tasteurs réunis : à la gloire des VDN (vins doux naurels)

C’est devenu une coutume pour les Maîtres Tasteurs du Roussillon. Chaque fin de saison, ils se retrouvent chez Olivier Thepegnier avec, comme thème, l’association de plats aux vins de notre Roussillon. Cette fois-ci, ce 27 juin 2026, les vins de la maison Cazes devaient faire les frais de l’exercice.

Olivier n’est plus à présenter. Maître sommelier, c’est dans la plus agréable convivialité que la confrérie devait prendre place chez notre hôte. Au menu, gaspacho et « galtes de porc ». De l’avis des convives, un repas digne des dieux ; dignes de Bacchus, Dionysos ou encore Osiris. S’ils sont à la fois les dieux de la fête et du vin, ils sont aussi source de folie et libérateurs. C’est ce qui a été pleinement ressenti par tous les convives au moment du dessert peaufiné par Lionel Escoubeirou futur intronisé. Ne doutons pas qu’il rejoindra la confrérie sous peu.

La confrérie, un large éventail de personnalités

En effet, elle est représentative de toutes les catégories sociales qui peuvent être rencontrées. Du banquier au fonctionnaire, en passant par l’œnologue, le restaurateur, le vigneron. Les frères Cazes, Bernard et André, étaient cette année au rendez-vous et leurs nectars devaient être honorés. Des vins produits et mis en bouteille dans les années 1973 à 1988, dont une série de vins doux naturels avec un muscat de 1988 et un blanc macabeu de 1983. À la suite de ces dégustations, nous comprenons mieux pourquoi les Maîtres Tasteurs ont comme démarche, ô combien superbe, d’entraîner un maximum de particuliers à apprécier, à mieux connaître les vins et essayer de faire en sorte de gagner de nouveaux adeptes. En effet, cet art particulier que représente la connaissance des vins doux naturels, et particulièrement ceux vieillis et oxydés, mérite bien cette reconnaissance. Il est certain que les papilles de toutes celles et ceux qui se prêtent à cet exercice deviennent obligatoirement les porteurs de cette beauté ancestrale représentée par des générations de producteurs.

Bernard Rouby, président national de la Confédération des VDN présent aux agapes

C’est aussi en voisin du village de Maury que Bernard est venu participer à ces moments de franche amitié. De longues années passées au service de la profession font de lui une personnalité incontournable des VDN. Lorsqu’il est question de cette production, son nom, invariablement, vient sur les lèvres.

Il en est de même pour les frères Cazes, honorés cette année par la confrérie. En guise de reconnaissance, il a été décidé d’offrir à chacun un t-shirt. Pour l’un, il sera à l’effigie de l’USAP, et pour l’autre aux emblèmes des Dragons Catalans. Quoi de plus significatif que d’associer les vins au rugby ? Les deux représentent, en effet, la persévérance, la fidélité, le courage, le don de soi pour les autres. Et tout cela sous les yeux d’Emmanuel Montès président de la confrérie.

Et le combat continue !

Si les VDN sont en perte de vitesse dans la consommation, si certains se sont battus pour protéger, défendre cette appellation, le savoir-faire qu’elle représente au niveau économique, d’autres ont choisi le chemin d’initier un maximum de personnes aux dégustations. Les deux sont complémentaires et nous sommes en droit de penser que grâce à ces deux visions, les VDN continuent d’exister.

En leur souhaitant un renouveau, à l’année prochaine Monsieur Thepegnier.

Joseph Jourda