400 fantassins et 400 cavaliers massacrèrent une partie de la population à Cabestany

La lumière sèche du Roussillon éclaire aujourd’hui une commune urbaine, proche de Perpignan. À Cabestany, l’histoire garde pourtant la trace d’un épisode d’une rare violence. Le 3 septembre 1793, pendant la guerre du Roussillon, 400 fantassins et 400 cavaliers du général espagnol Antonio Ricardos massacrèrent des soldats de la République et une partie de la population.

3 septembre 1793: Cabestany bascule dans la guerre

Le combat de Cabestany appartient à cette période où la frontière entre la France et l’Espagne devient un espace militaire. Les troupes du général espagnol Antonio Ricardos affrontent alors les soldats de la République dans le Roussillon.

400 fantassins et 400 cavaliers participent à l’attaque. Le bilan frappe par sa brutalité: des soldats sont massacrés, avec une partie de la population. Je trouve ce fait historique plus saisissant lorsqu’il reste attaché à une commune précise, plutôt qu’à une simple date de manuel.

Vous ne trouverez ici aucun récit de victoire triomphante. Le mot massacre impose une lecture grave, centrée sur les victimes et sur la place occupée par Cabestany dans la guerre du Roussillon.

De 927 à 1793, un nom qui traverse les siècles

Cabestany ne surgit pas dans l’histoire avec le combat révolutionnaire. Les premières mentions du nom remontent à 927, puis à 1042 sous une autre forme latine. Son nom catalan renvoie à l’idée de tête ou de sommet d’un étang.

Le village appartient historiquement au Roussillon, ancienne province du royaume de France. Cette province a existé de 1659 à 1790, avant la création des départements français. Pour vous, cette profondeur donne un autre relief à l’épisode de 1793.

Le paysage administratif a changé, mais le nom demeure. Je préfère cette continuité discrète aux grandes reconstitutions spectaculaires: une date, un lieu et quelques lignes suffisent parfois à faire surgir une époque.

À 4 km de Perpignan, une commune entre mémoire et vie quotidienne

Cabestany se trouve dans les Pyrénées-Orientales, à proximité immédiate de Perpignan. La commune appartient à son agglomération et compte 10 465 habitants en 2023.

Cette réalité contemporaine modifie le regard porté sur le combat. Vous n’arrivez pas dans un village abandonné ni dans un décor figé, mais dans une commune urbaine où l’épisode de 1793 se lit comme une strate ancienne.

La proximité de Perpignan rend l’escale facile à intégrer dans une journée consacrée au Roussillon. Mon regard va clairement vers cette tension: une ville habitée, active, traversée par les usages ordinaires, porte aussi le souvenir d’une journée de guerre.

Comment rejoindre Cabestany depuis Perpignan ?

Cabestany se situe à 4 km à vol d’oiseau de Perpignan. La ligne 4 du réseau Sankéo relie la commune à la gare de Perpignan, tandis que la ligne 22 dessert le centre de Perpignan et sa gare routière.

La ligne régionale 542 relie aussi Cabestany à la gare de Perpignan et à Saint-Cyprien. Vous pouvez donc préparer cette visite sans dépendre uniquement d’une voiture. Pour une découverte historique, la période importe moins que le temps consacré à replacer le combat dans la guerre du Roussillon.

Le combat a-t-il eu lieu à Perpignan ?

Non. Le combat historique est rattaché à Cabestany, dans les Pyrénées-Orientales. Perpignan sert de repère géographique et de point d’accès, mais le massacre évoqué par le récit concerne bien Cabestany.

Que reste-t-il à voir du combat de 1793 ?

Les informations disponibles établissent le lieu, la date, les forces engagées et le massacre, sans décrire de monument ou de parcours consacré à cet épisode. Vous venez donc surtout chercher une lecture historique de la commune.

Cabestany se découvre avec cette double image: la lumière claire du Roussillon et le souvenir sombre du 3 septembre 1793. Les rues appartiennent au présent. Le nom du combat, lui, oblige encore à regarder derrière les façades.