Port-Vendres : la « Retirada », c’était il y a 80 ans… la commune se souvient

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En février 39, traqués dans leur propre pays, 500 000 Républicains espagnols fuient l’offensive franquiste. Depuis 1936, la guerre civile ensanglantait l’Espagne, le général Franco avait renversé la République Espagnole avec l’appui d’Hitler et de Mussolini, et s’était emparé du pouvoir. Le gouvernement de la Generalitat de Catalogne, le gouvernement de la République espagnole et le gouvernement basque ouvrent alors le chemin de l’exil. 80 ans plus tard, il est important de rappeler que la majorité d’entre eux sont restés sur les terres qui les ont accueillis comme la France. Port-Vendres se souvient… Hommage, exposition, film, dédicaces, du vendredi 1er au dimanche 3 février 2019.

Certains se sont engagés dans les effectifs de l’armée française durant la seconde guerre mondiale, rejoignant les forces libres aux côtés du Général De Gaulle. Ils ont fait partie de ces soldats, les premiers à libérer Paris en Août 1944, ceux de la fameuse « Nueve », la neuvième compagnie ainsi nommée par le Général Leclerc à cause de ses nombreux effectifs espagnols.

La dictature franquiste voulait anéantir leur histoire. La peur et l’exil ne les ont pas empêchés d’avancer sur ce chemin difficile. Et au bout de celui-ci, toujours cette envie de vivre et de diffuser un grand message d’espoir. Défendre la République fut leur combat qui prenait tout son sens : « liberté égalité fraternité ».

Du vendredi 1er février au dimanche 3 février, Port-Vendres se souvient… L’hommage et le dépôt de gerbes ouvriront la porte des souvenirs, le vendredi 1er à 17h, suivis de la visite de l’exposition « Retirada 1939 », les routes du désespoir, prêtée par l’association FFREEE, au centre culturel. Le Ciné-théâtre Vauban projettera « le Franquisme en procès » film réalisé par Dietmar Post et Lucia Palacio (entrée libre), à 18h. L’exposition sera présentée au Centre Culturel du 1er au 3 février de 10h à 12 h et de 14h30 à 17h. Dans ce cadre, le vendredi 1er et le samedi 2 février, Thérèse Cau, dédicacera ses romans. Son dernier ouvrage, « Ils voulaient fusiller la liberté », est consacré aux exactions franquistes d’après-guerre, le récit authentique de José Egido, condamné à mort par les Franquistes pour avoir notamment occupé les fonctions de maire sous la République espagnole. Il réussit à échapper à ses bourreaux, connaît le long chemin de l’exil et s’installe en 1942 à Port-Vendres où il écrit son histoire dans un petit carnet.

Fille de républicains espagnols, professeure d’anglais et écrivaine, Thérèse Cau pour son roman policier « Un port de déesse » retourne dans son village natal, Port-Vendres, théâtre de cette fiction policière qui mêle étroitement récit autobiographique et intrigue.

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