L’eau, bien commun fondamental, doit échapper au marché…

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Le groupe d’action de Canet-en-Roussillon de La France Insoumise a tenu sa première initiative publique dans le cadre de sa campagne d’action intitulée « En bord de Méditerranée, les Insoumis ont la cote avec l’écosocialisme ». « Nous avons décidé de commencer par la question de l’eau. C’est un thème qui est transversal à l’ensemble du programme de La France Insoumise, « L’Avenir en commun », indiquait Françoise Bosman, initiatrice du groupe d’action canétois.

Pour les Insoumis, le constat est clair : l’eau, bien commun par excellence et élément essentiel à la vie sur Terre, est en danger. Plusieurs faits indiscutables étaient relevés : la qualité de l’eau se dégrade, les inégalités tarifaires s’accroissent de manière injustifiée, le principe « l’eau paye l’eau » explique en partie le mauvais entretien des canalisations. L’eau devient de plus en plus une marchandise. L’impact de l’urbanisation ou du modèle productiviste de l’agriculture a été analysé dans cette dégradation, mettant en évidence le caractère transversal de la question de l’eau. « Elle contribue à apporter des solutions aux principales urgences indiquées dans chacun des chapitres du programme « L’Avenir en commun » : écologique bien évidemment, mais aussi sociale, démocratique ou de civilisation avec l’horizon de l’économie de la mer ou les enjeux de santé publique », synthétisait Françoise Bosman. Elle a même une dimension géopolitique : « les conflits pour l’eau à l’échelle de la planète sont une cause d’instabilité, comme par exemple au Moyen Orient dans le conflit israélo-palestinien ou les États riverains du Tigre et de l’Euphrate », ajoutait Francis Daspe. La situation des Pyrénées-Orientales était abordée après un été de stress hydrique particulièrement préoccupant.

Françoise Bosman présentait ensuite les propositions de La France Insoumise : gratuité des premiers mètres cube d’eau comme garantie de vie décente, tarification progressive et différenciée au-delà pour lutter contre les mésusages de l’eau, gestion publique qui permet en toutes circonstances une baisse des tarifs et un meilleur entretien des intrastructures, gratuité des compteurs aux domiciles principaux etc. « L’accès à l’eau et à l’assainissement de qualité pour tous doit être considéré comme un droit fondamental qui sera inscrit dans la Constitution de la 6° République ».

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