Latour de France/ La CGT à l’offensive : oui au respect des droits

Le siège de l'UL-CGT (union locale) à Estagel



Philippe Martinez, leader national du syndicat, rappelle souvent dans ses interventions télévisées ou sur le terrain, l’impérieuse nécessité pour les militants de la centrale syndicale, de renouer avec l’action déterminée au plus près des salariés qu’ils soient du secteur public ou privé.

C’est ce qui est entrepris dans la vallée de l’Agly, en prenant la défense d’une employée du secteur public. Les responsables locaux ont tenu à mettre en exergue cette détermination en ce jeudi 27 août, en s’entretenant avec les correspondants de presse.

L’origine du conflit à la mairie de Latour de France

C’est Audrey Bédos, secrétaire générale de la CGT du secteur Agly-Fenouillèdes accompagnée de Bernard Bocabarteille, membre de la commission exécutive de l’UL, (union locale) qui devait présenter la situation dans son ensemble et montrer la revendication essentielle pour le cas particulier d’Elisa Santos Guallar.
Alors qu’il disposait d’un mois pour accepter la démission de cette dernière, le maire décide sa radiation immédiate en février 2016.
Les circonstances de cette démission en font une démission légitime et ouvrent conformément à la législation en vigueur (Convention UNEDIC Accord d’application N°14 du 14 mai 2014 et la réglementation de Pôle emploi) le droit au versement par la commune de l’Aide au Retour à l’Emploi « ARE », ce que le Maire refuse obstinément de faire depuis 17 mois. Alors qu’il disposait d’un mois pour accepter la démission, le maire décide sa radiation immédiate en février 2016.
Les revendications mises en avant par la CGT sont simples : « Le respect des droits au chômage de cet agent.
Le versement immédiat de l’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi conformément à la réglementation en vigueur. »
Se retrouvant sans aucun droit après de nombreuses années de travail, (20 ans de cotisations dans la fonction publique), Elisa s’est trouvée dans l’obligation de vendre sa maison pour survivre. Situation intolérable. Elle a pourtant alerté par courrier individuel tous les élus sans exception de la situation qui lui était faîte. Aucun retour à ce jour.

De gauche à droite sur notre cliché : Bernard Bocabarteille, Elisa Santos Guallar, Audrey Bédos

Le rôle du Conseil municipal, du maire

Il est à noter que monsieur Pigeon, maire du village, a été élu sans étiquette aux dernières élections municipales. À notre connaissance, il n’aurait pas donné de parrainage à un quelconque candidat lors des élections présidentielles. Il a dans son Conseil municipal des élus, à ce qui nous semble, dans l’opposition. Mais quelle opposition ?
A ce jour, rien n’est venu au sein de l’assemblée locale et encore bien moins d’une façon publique, troubler l’ordre qui semble établi de baisser la barre devant les revendications salariales. En un mot, on s’aligne dans un certain consensus qui n’est pas sans rappeler celui réalisé aux dernières présidentielles autour du nom de l’actuel président de la République.
La position de classe, pour ceux qui s’en réclament et tout le monde sait bien cela, ne peut pas trouver son illustration, en se situant du côté du manche. Bien au contraire.
A notre avis, l’action du maire, de son Conseil municipal unanime, se situe bien dans la démarche d’aliéner les droits des travailleurs, dans la démarche de la refonte du code du travail.

Une CGT utile au monde du travail

Au travers de cette situation, le syndicat à bien l’intention de montrer son utilité bien loin des clivages politiques, loin de toute pression. C’est une CGT à l’offensive, dans la défense des droits des travailleurs du secteur public, mais aussi du privé, que les responsables ont tenu à présenter.
Il en est ainsi au travers de la pétition lancée au sujet du compteur « linky ». Ce dernier, est une préoccupation pour toute la population. En effet, outre les problèmes de santé, de dépistages de fraudes qui sont posés, c’est très clairement des risques pour la vie privée qui sont, d’après la Cnil (commission nationale informatique et libertés) mis en lumière.
Donc, il n’y aura pas d’espace de non-droit dans l’Agly-Fenouillèdes si l’on en croit la détermination des militants présents. Même si les apparences montrent, que les entreprises importantes sont très peu présentes dans l’environnement économique, il n’en reste pas moins que leur décompte montre qu’elles existent. Ce dernier situe l’emploi dans les caves coopératives, dans les agences du crédit agricole, sans oublier les collèges, etc…
Comme devait nous le préciser Elisa au cours de cette entrevue avec la presse : « Je suis bien décidée à ne plus faire le canard ».
Combien sont-ils dans son cas ? Combien seront-ils grâce au concours de l’action syndicale, à prendre le taureau par les cornes, à ne plus subir, mais à prendre le chemin de la lutte ?
L’avenir parlera avec la journée d’action prévue à la rentrée, le 12 septembre.

Une pétition « Quand le maire de Latour de France bafoue le droit au chômage », circule sur le net.
Vous pouvez la consulter et la signer en suivant le lien : https://secure.avaaz.org/fr/petition/La_Mairie_de_Latour_de_France_dans_les_PyreneesOrientales_Quand_un_Maire_bafoue_le_droit_au_chomage/share/?new

Joseph Jourda

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