Estagel/ Exposition : André Torreilles bientôt à Céret

André Torreilles dans son atelier



C’est dans la demeure de l’artiste que nous avions rendez-vous. Celle qui a servi de prélude à la pièce de théâtre « L’opéra modeste », jouée durant le festival d’Estagel le 6 août dernier. André était l’un des acteurs. Nous comprenons mieux aujourd’hui pourquoi à notre avis, cette pièce a été l’une des meilleures représentations du festival. La demeure d’André, un autre monde dans notre village. Un autre monde d’où émergent les merveilleuses créations.

Le peintre, est profondément attaché à son village. À ses racines, au souvenir de ses anciens. Un attachement viscéral sommes-nous tentés de dire. C’est certainement dans cet attachement qu’il puisse son inspiration pour le dessin, la peinture, l’écriture sans oublier son talent d’acteur et de poète.

Un non-conformiste sous les regards

C’est un regard curieux qui observe la silhouette d’André lorsqu’il traverse la place du village pour simplement faire ses courses, rejoindre ses amis sur la terrasse du café pendant la saison estivale. Derrière ses pas flotte un « je ne sais quoi » de poésie. Un « je ne sais quoi » d’aventure dans le Paris où il a séjourné ; ce Paris cher à tous les artistes, à tous les créateurs, à tous les bohèmes aussi. Nous voilà transportés dans le quartier des halles, à celui du Marais, pour aboutir finalement à Beaubourg, chef d’œuvre de l’architecture du XXe siècle, pas loin de l’Hôtel de ville et de Notre-Dame.
Dans notre vision de l’artiste, c’est aussi Montmartre et tous ces créateurs qui défilent sous nos yeux attendris. C’est notre cœur qui explose devant toutes ces créations, devant toute cette poésie, ces lumières qui ont rendu notre pays jalousé dans le monde entier.
C’est pour tous ces regards latéraux, qu’André apparaît fortement comme un personnage non-conformiste.

Son atelier, ses toiles

C’est donc dans la maison familiale que grand nombre de ses créations voient le jour. C’est bien là qu’il aime s’enfermer pour méditer, pour créer. Et son œuvre est importante, conséquente. Les lieux ou ses toiles ont été exposées sont multiples. Bien sûr Perpignan, à la Main de Fer, à Collioure, mais aussi dans notre capitale, à Londres également. Nous en oublions certainement.

André expose à Paris

André aime aussi peindre la vie de nos villages avec son rugby, d’où le cliché de la peinture que nous publions.
Mais notre artiste, c’est aussi la peinture décorative. Son savoir-faire est entré par la grande porte, dans des maisons de renom au travers de l’Europe.

La troisième mi-temps peut commencer

Comme nous aimons à le supposer, sa maison en fait, est sa muse. Comment pourrait-il en être autrement, lorsque l’on vit dans un décor permanent que l’on a façonné soit même, à son goût, pour son plaisir, pour sa méditation.
À y regarder de près, dommage qu’aucun de nos édiles locaux n’ait vu l’intérêt de confier à André la restauration et la décoration de certains de nos lieux publics. Espérons que cette lacune, dans un avenir le plus proche possible, sera comblée pour notre plus grand plaisir à tous, soyons en persuadés.

L’exposition à Céret

C’est Jean-Pierre Mau qui nous invite au vernissage de l’exposition à Céret. Elle aura pour thème : « Pantomimes Sylvestres ». Nous retrouvons là André, dans son rôle d’acteur, préférant le geste à la parole, fusionnel avec la nature.

Auto-portrait

Son jardin, au centre de sa maison, le rapproche à tout moment de cette dernière dont-il se plaît à dessiner les contours, parfois sinueux, parce que peut-être transformés par la main de l’homme.

Le jardin luxuriant d’André au coeur de la maison

Pour cette exposition, dont nous ne publions qu’un très petit aperçu, les dessins sont faits à la plume et à l’encre indélébile sur du papier kraft huilé.
Dessins, peintures, musique et poèmes, nous attendent donc le 13 octobre 2017 à partir de 17 heures au 1, avenue d’Espagne à Céret pour le vernissage.

Mais l’exposition sera éphémère. Elle prendra fin le dimanche 15 octobre à 19h. Un instant à ne pas manquer. Retenez bien ces dates : 13, 14, 15 octobre.
Le mot de la fin sera pour remercier André d’avoir pensé à notre site, pour annoncer, en avant-première, son vernissage, son exposition.

Pour tout contact : 06 07 09 87 95 – 04 68 29 47 88

Joseph Jourda

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