« Enfance en Majuscule » : conférence et atelier d’échange le 28 juin

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L’association « Enfance en Majuscule » a le plaisir de vous informer qu’une conférence réalisées par Docteur Anne Laurent-Vannier le jeudi 28 juin à 18h30 à l’IRTS de Perpignan. En préambule de cette conférence et pour pour la première fois est organisée avec le docteur Laurent-Vannier un atelier d’échange destiné au professionnel du secteur.

vous contribuer au sauvetage de l’enfance malheureuse ?
« Le reportage d’Alexis DANAN, la Ronde des Enfants Perdus, se terminait, le 30 mai 1936 dans Paris- Soir, par l’appel suivant :
Sommes-nous bien d’accord, les uns et les autres, que la grande misère des enfants de France a suffisamment duré, pour notre déshonneur ?
Sommes-nous bien d’accord que c’est assez de littérature, sur ce drame des drames, que c’est assez d’éloquence et d’effets de tribune et de circulaires et de décrets dont les ministres mêmes qui les rédigent ou qui les signent savent bien qu’ils ne résoudront rien, parce qu’ils ne s’attaquent qu’à la surface des plaies, non à leur cause profonde ?
Les pouvoirs publics, sollicités par d’autres problèmes, plus importants ou moins importants, plus ou moins urgents, n’ont pas le temps de résoudre celui-ci, ou n’en ont pas la volonté.
Soit.

Une belle occasion nous est donnée de montrer ce que peut l’initiative des braves gens pour amorcer dans les faits une grande réforme utile.
Il ne suffit plus que l’opinion publique larmoie, où vitupère en vase clos, accablant un journaliste de ces témoignages de solidarité.
Si son émoi est sincère, elle doit agir, affirmer clairement sa résolution d’avoir le dernier mot.
Nous sommes bien d’accord sur ce point ?
Alors, assez de ronger son frein à chaque récit de martyre d’enfant ; assez de crier au scandale à l’heure de l’apéritif, à chaque acquittement de bourreaux d’enfants. Assez d’applaudir à des condamnations toutes verbales d’un système bâti de fer et de pierre et qui nous nargue de sa résistance et de sa solidité.
Retroussons nos manches, et, s’il vous plaît, à la pioche.
»
Alexis DANAN

Cet appel a été immédiatement entendu. Il a même dépassé les frontières et, au Sénat Belge, M. BOURGUIGNON a repris pour son compte la formule, représentée par lui comme la seule capable d’assurer une effective protection de l’enfance malheureuse.
Chaque arrondissement de Paris est maintenant doté d’un « Comité de Vigilance et d’Action ».
La province suit le mouvement. Des centaines d’enfants, déjà, ont été tirés du taudis et du désespoir.

Conférence
Les conséquences du traumatisme crânien chez l’enfant ont longtemps été minimisées. En effet, un jeune cerveau a une plus grande capacité à remodeler ses connections neuronales. Cette plasticité cérébrale accrue permettrait de compenser les effets de lésions cérébrales en aménageant de nouveaux réseaux. « Cela est vrai quand les lésions sont limitées.

Mais, si elles sont étendues et situées dans des zones stratégiques du cerveau, les conséquences d’un traumatisme crânien sont alors plus graves que chez l’adulte. En effet, les lésions cérébrales vont perturber le développement de l’enfant, entraînant notamment des altérations de la capacité d’apprentissage et des troubles du comportement », précise le docteur Anne Laurent-Vannier, présidente de l’association France Traumatisme Crânien (FTC). La principale cause de traumatismes crâniens des enfants reste les accidents de la route. Plus sordide, les violences à l’encontre des bébés sont aussi à l’origine de lésions cérébrales. « Un adulte excédé, qui ne supporte plus les pleurs et les cris de l’enfant, le secoue violemment jusqu’à ce qu’il se taise.

Or, avant l’âge de 6 mois, le poids de la tête est important alors que le tonus musculaire cervical est encore faible. Ces violentes secousses provoquent des lésions intracrâniennes à l’origine de séquelles graves : polyhandicap, hémiplégie, troubles visuels, épilepsies C’est le syndrome du bébé secoué », commente le docteur Anne Laurent-Vannier L’enfant à un moment donné possède des acquis et un potentiel. C’est un être en devenir. Longtemps il a été dit que le pronostic après atteinte cérébrale acquise était bon du fait de la plasticité neuronale. (Selon le « principe de Kennard » : plus on est jeune au moment de l’atteinte, moins c’est grave). En fait, toutes les études cliniques concluent au fait que plus l’enfant est jeune au moment de l’atteinte, moins bon est le pronostic si l’atteinte initiale est diffuse ou bien si les lésions concernent des zones stratégiques comme le lobe frontal et ses principales connexions. En effet, les acquis au moment de l’accident sont minimes et les lésions altèrent les capacités d’apprentissage. A l’impact immédiat des lésions vont s’ajouter un effet à retardement par défaut d’apprentissage et l’enfant ne sera pas celui qu’il aurait dû devenir. Il ne s’agit pas d’un retard mais d’un décalage.

Anne Laurent-Vannier
Anne Laurent-Vannier, médecin de Médecine Physique et Réadaptation, préside l’Association France Traumatisme Crânien, association qui réunit tous les intervenants dans la prise en charge du cérébrolésé traumatique ; elle est très investie dans l’évolution de la réparation du dommage lié à la cérébrolésion traumatique.

IRTS et Faire Economie Social et Solidaire
L’événement aura lieu à l’IRTS Perpignan 1 Rue Charles Percier, 66000 Perpignan
Le lieu est facilement accessible :
• en transports en commun
(Ligne 3, arrêt Percier)
• En voiture (parking gratuit Place Paul Séjourné).

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